Palantir attaque en justice deux anciens employés pour vol de secrets commerciaux
Palantir Technologies a déposé une plainte contre deux anciens ingénieurs ayant rejoint la startup d’intelligence artificielle Percepta. Cette action judiciaire, qui révèle les tensions croissantes entre les grandes entreprises technologiques et les startups innovantes, met en lumière des allégations de « tromperie et documents volés ». Percepta, soutenue par la société de capital-risque General Catalyst, a été lancée début octobre.

Le procès fédéral répond à des accusations selon lesquelles ces ex-employés auraient abusé de leur accès aux informations confidentielles, aux méthodologies exclusives et au vaste réseau client de Palantir pour créer un produit similaire à celui développé par l’entreprise pendant plusieurs décennies. Palantir souligne qu’il n’a découvert l’existence de Percepta qu’après son lancement lorsque celle-ci est sortie du mode « furtif ».
Cette affaire illustre plus largement le fracas que provoquent les nouvelles entreprises d’IA sur le marché traditionnel dominé par des acteurs comme Palantir. La société est connue pour sa gestion stricte des technologies liées à ses projets gouvernementaux et défend férocement ce qu’elle considère comme ses droits sur ses innovations.
Depuis sa création, Palantir a déjà connu des conflits juridiques similaires. En 2011, elle avait résolu un litige avec i2, une entreprise qui lui reprochait d’avoir obtenu son logiciel illégalement.
General Catalyst figure parmi les sociétés de capital-risque américaines influentes, préparant peut-être une entrée en bourse prochaine dans un contexte favorisant l’innovation rapide dans le secteur technologique.
La plainte indique également que les ex-employés auraient violé leurs accords de non-concurrence lors du passage à Percepta. Elle précise que l’un d’eux aurait transmis des documents sensibles peu après avoir quitté son poste chez Palantir.
Ni Palantir ni General Catalyst n’ont souhaité commenter cette affaire jusqu’à présent. Ce différend technologique soulève des questions importantes sur la protection des innovations dans un secteur aussi compétitif que celui de l’intelligence artificielle.