Le pape Leo XIV appelle à une réflexion sur l’intelligence artificielle.
Le pape Leo XIV, élu le 8 mai, s’est adressé au Collège des cardinaux samedi dernier et a évoqué les défis posés par l’intelligence artificielle (IA). Cette technologie, selon lui, soulève des questions importantes sur la dignité humaine, la justice et le travail.

Le choix du nom de Leo XIV
Dans son discours inaugural face aux cardinaux, Leo XIV a déclaré que l’IA avait influencé sa décision de prendre le nom de Léon. Il a cité l’exemple du pape Leo XIII qui avait abordé les questions sociales liées à la première révolution industrielle. « Je me sentant appelé à continuer dans ce même chemin, j’ai choisi de prendre le nom de Leo XIV. […] À notre époque, l’Église offre à tous le trésor de son enseignement social en réponse à une autre révolution industrielle » a-t-il affirmé.
Prise de position de l’Église catholique
Cette prise de position n’est pas inédite pour l’Église catholique. En effet, dès janvier dernier, le Saint-Siège a publié un document important sur la relation entre l’intelligence artificielle et l’intelligence humaine, encourageant les avancées scientifiques tout en mettant en garde contre les défis anthropologiques et éthiques posés par cette technologie.
Précédentes déclarations de François
Le prédécesseur du nouveau pape, François, avait également abordé ce sujet avec des remarques pertinentes dans un message datant de janvier 2024 diffusé par The Holy See. Il avait écrit : « La propagation rapide des innovations étonnantes […] s’est avéré à la fois passionnant et désorientant ». Dans ses déclarations précédentes sur l’IA, François se préoccupait notamment des implications humaines inextricables dans cette évolution technologique : « Comment pouvons-nous rester pleinement humains et guider cette transformation culturelle pour servir un bon but ? »
Le rôle de l’Église catholique
Leo XIV semble donc vouloir embrasser cet héritage tout en confrontant les nouveaux enjeux d’un monde où l’intelligence artificielle occupe une place prépondérante. L’Église catholique entend ainsi jouer un rôle actif dans ce débat crucial au cœur des transformations sociétales contemporaines.