Un parcours politique dédié à Paris
Né rue Geoffroy-Saint-Hilaire dans le V arrondissement, Jean Tiberi a consacré une grande partie de sa vie à la ville lumière. Après avoir été élu conseiller de Paris en 1965, il devient adjoint au maire Jacques Chirac puis lui succède comme maire jusqu’en 2001. Son amour pour le quartier latin se reflète dans ses déclarations : « Si Jacques Chirac a ses racines en Corrèze, les miennes sont dans le Quartier latin ! » Il était particulièrement lié au V arrondissement où il affirmait connaître le nom de chaque habitant.
Un engagement partagé avec sa femme
Tiberi partageait cette passion avec son épouse Xavière, qui a toujours été une collaboratrice précieuse tout au long de sa carrière politique. « Lorsque j’ai été élu conseiller de Paris en 1965, mon épouse s’est immédiatement engagée à mes côtés », confiait-il. Ensemble, ils ont navigué les méandres du pouvoir parisien tout en cultivant leur vie familiale avec leurs deux enfants Dominique et Hélène.

Amour pour la gastronomie et la culture
D’autre part, Jean Tiberi était aussi un gourmet connu pour apprécier la cuisine faite maison par Xavière ainsi que les restaurants traditionnels parisiens comme Le Fouquet’s ou Lipp. Sur ses lieux favoris à travers Paris, il citait des endroits tels que le plan d’eau de la Villette ou encore les Buttes Chaumont.
Vision pour l’avenir urbanistique
Avec un regard critique sur l’état actuel des infrastructures parisiennes, Tiberi souhaitait revitaliser certains secteurs négligés comme celui du XIVe où « la voie ferrée de la petite ceinture paraît abandonnée depuis longtemps ». Sa vision incluait même des projets ambitieux tels qu’un tramway reliant ces zones oubliées.
Poursuite d’une passion pour le football
En parallèle de son activité politique, Tiberi avait également apporté sa touche personnelle au monde du sport en initiant Jacques Chirac au football : « J’ai commencé par l’emmener au Parc des Princes… C’est ainsi que la ville a repris le Paris-Saint-Germain ». Cette anecdote témoigne non seulement d’une amitié profonde mais aussi d’un sens aigu du devoir civique envers Paris.
C’était un homme aux multiples facettes dont l’héritage continuera sans doute à influencer la scène politique parisienne bien après son départ. Alors que nous pleurons sa disparition aujourd’hui, son dévouement instillé à la capitale reste gravé dans les mémoires.