Affaire de trafic de titres d’accès au Parc des Princes : cinq interpellations en plein match
Cinq personnes soupçonnées de participer à un vaste trafic de titres d’accès aux salons VIP du Parc des Princes ont été interpellées le 9 avril dernier, alors qu’elles tentaient de vendre ces précieux sésames lors du quart de finale aller de Ligue des Champions opposant le Paris Saint-Germain à Aston Villa. L’enquête, menée sous la direction du service transversal d’agglomération des événements (STADE), fait suite à une plainte déposée par la direction du PSG.

Interpellation suite à une plainte pour escroquerie
Les faits se sont déroulés vers 20 heures, alors que les policiers entouraient quatre complices téméraires et un acheteur qui tentait d’échanger une somme d’argent contre un bracelet permettant l’accès au salon Haussmann. Ce dernier peut accueillir près de 600 personnes et est situé au 4e étage de la tribune Borelli.
Une information confirmée à Paris Match par une source proche de la direction du PSG. Les cinq suspects sont désormais placés en garde à vue dans le cadre des auditions portant sur leur implication dans cette affaire.
Le problème avait été soulevé par le directeur de la sécurité du Parc début mars, entraînant une enquête rapide sous l’œil vigilant du préfet de police, Laurent Nunez.
Les modalités du trafic
Parmi les interpellés figurent un agent de sécurité chargé du contrôle d’accès au salon ainsi qu’un abonné régulier dans la tribune Borelli. Selon les informations disponibles, l’employé récupérait chaque match divers bracelets non utilisés afin qu’ils soient ensuite revendus clandestinement par son complice à des amateurs désireux d’assister aux rencontres depuis ces espaces privilégiés.
Le prix demandé pour ces accès pouvait atteindre jusqu’à 1 500 euros, particulièrement lors des matchs significatifs tels que ceux disputés en phase éliminatoire européenne.
Un témoin ajoute : Les images de vidéosurveillance ont été mises à disposition des enquêteurs. Les cinq personnes interpellées sont désormais interdites d’entrée au Parc des Princes et seront convoquées en justice.
Le parquet de Paris n’a pas fourni davantage d’informations lorsqu’il a été sollicité sur ce dossier sensible.