Retrait d’une proposition de compensation pour les retards de vol aux États-Unis : conséquences et implications
L’administration Trump a décidé de supprimer une proposition importante qui aurait permis aux passagers américains d’être indemnisés jusqu’à 775 dollars en cas de longs retards de vol. Cette règle, inspirée des réglementations européennes, visait à renforcer la responsabilité des compagnies aériennes envers leurs clients.

La réglementation abandonnée était similaire à celle du règlement européen EC261, qui permet aux passagers européens de bénéficier entre 290 dollars et 700 dollars, selon la distance du vol concerné. Le soutien initial envers cette proposition venait principalement des défenseurs des droits des consommateurs tandis que certaines compagnies aériennes s’y opposaient vigoureusement en raison du coût qu’elles jugent prohibitif.
Un porte-parole du ministère américain des Transports a affirmé que la proposition « ne reflétait pas l’indemnisation à laquelle les consommateurs ont actuellement droit en ce qui concerne les retards et annulations ». La plupart des compagnies américaines assument cependant certaines responsabilités en offrant bons d’hôtels et repas lors de situations similaires.
Le principal groupe représentant les compagnies aériennes américaines, Airlines for America (A4A), soutient que ces entreprises sont engagées dans une « concurrence rigoureuse » visant à fournir un service client efficace. Comme le précise A4A : « Les transporteurs offrent des remboursements automatiques en cas de retards significatifs si un passager choisit de ne pas faire de nouvelle réservation ».
La question de l’indemnisation reste très débattue parmi le public. Une étude réalisée par l’Association of Passenger Rights Advocates (APRA) révèle que la soumission au règlement EC261 diminue considérablement la probabilité qu’un vol soit retardé au-delà de trois heures comparativement aux États-Unis.
Ce sujet suscite également une attention particulière avec le rôle actif joué par Pete Buttigieg, ancien secrétaire aux Transports, qui avait déclaré qu’après avoir reçu 54 milliards de dollars d’aide gouvernementale pendant la pandémie, il est souhaitable que les compagnies offrent davantage protections réciproques.
Les voix s’élevant contre cette suppression vont aussi au-delà : A4A a demandé au ministère annulation d’autres règles relatives aux droits consommateurs. L’une vise même à supprimer l’obligation pour celles-ci d’afficher clairement tous frais afférents avant l’achat final.
Cette décision soulève donc une controverse sur le futur régissant le secteur aérien américain avec potentiellement moins protections mises en place pour assurer un meilleur service aux voyageurs face à leurs attentes croissantes sur ce plan-là.