Pauline Ferrand-Prévôt répond aux critiques sur son poids lors du Tour de France 2025
- Pauline Ferrand-Prévôt a perdu 4 kilos avant le Tour de France 2025.
- Elle justifie cette perte par des besoins stratégiques pour la course.
- Elle affirme suivre un suivi médical et n'a rien fait d'extrême.
- Elle demande que l'on comprenne la préparation comme un aspect professionnel.

La cycliste Pauline Ferrand-Prévôt, après sa victoire dans la Grande Boucle féminine, s’est retrouvée au cœur de controverses concernant le poids des coureuses. Alors que certaines professionnelles évoquent les dangers d’une maigreur excessive, elle défend son choix stratégique lié à sa préparation pour cette course.
Dimanche 3 août 2025, Pauline Ferrand-Prévôt a triomphé dans l’ultime étape du Tour de France en terminant première à Châtel, à l’issue d’un parcours de 124 kilomètres débutant à Praz-sur-Arly (Haute-Savoie). À 33 ans, la championne a déjà un palmarès impressionnant avec une médaille d’or au VTT lors des Jeux Olympiques de Paris et une victoire réputée au Paris-Roubaix le 12 avril dernier.
Cependant, peu après cette performance remarquée, plusieurs cyclistes ont soulevé des inquiétudes sur la santé physique des participantes. Cédrine Kerbaol, membre du peloton breton, a critiqué ce qu’elle considère comme des comportements malsains liés à la perte de poids extrême parmi les coureuses. Dans cet contexte, Pauline Ferrand-Prévôt admet avoir perdu 4 kilos durant ses trois mois de préparation intensive avant le Tour.
Dans un entretien donné à Rouleur Magazine le mardi 5 août, elle explique : « Chacune se prépare comme elle l’entend. Pour Roubaix, j’étais beaucoup plus lourde parce que je savais que j’avais besoin d’être plus lourde pour avoir de la puissance sur les plats ». Pour les ascensions exigeantes telles que celle du col de la Madeleine lors de l’étape huit du Tour, un poids léger était jugé nécessaire.
Pauline précise : « Je sais que cette forme que j’ai maintenant, je ne la garderai pas éternellement. C’est juste pour le Tour de France », tout en affirmant être suivie par un professionnel de santé tout au long de sa préparation. Elle ajoute : « Je n’ai rien fait d’extrême et j’avais encore de l’énergie après neuf jours de course ».
Faisant face aux critiques sur Instagram concernant son influence auprès des jeunes générations noient dans ces problématiques nutritionnelles et corporelles délicates, avec certains parents lui reprochant d’être “un bon exemple”, elle rappelle : « Les parents devraient éduquer les enfants et leur dire : ‘Pauline est comme ça parce qu’elle se prépare pour le Tour de France, ce n’est pas éternel’ ».
Loin des clichés souvent associés au monde sportif féminin et aux préoccupations liées à l’image corporelle imposée par certains standards médiatiques ou sociaux, Pauline Ferrand-Prévôt reste engageante quant aux défis professionnels auxquels font face les athlètes: « Tout le monde doit comprendre que c’est aussi notre travail d’être les meilleures possible ». Une volonté affichée qui souligne non seulement ses ambitions personnelles mais interroge également sur celles qui définissent toute une discipline sportive émergente comme celle-ci.