Les entreprises de boissons au THC s’inquiètent de nouvelles restrictions législatives

Les producteurs de seltzers infusés au THC craignent pour l’avenir de leur industrie face à des restrictions qui pourraient interdire leurs produits. Les PDG, dont Jack Sherrie de Delta Beverages, mobilisent leurs efforts pour faire adopter une législation qui régulerait ces boissons à usage récréatif, actuellement en plein essor.
Une nouvelle mesure menaçante
Le Congrès a récemment intégré une mesure dans le programme de financement du gouvernement qui pourrait avoir des conséquences dévastatrices pour les entreprises du secteur. À partir de novembre 2026, la loi interdirait la vente de produits contenant plus de 0,4 milligramme de THC par contenant. Cela prohiberait ainsi un grand nombre d’articles dérivés du chanvre déjà présents sur le marché, notamment ceux proposés par Delta Beverages.
Jack Sherrie a exprimé sa vive inquiétude : « Cela va littéralement finir par tuer l’industrie du chanvre ». Il souligne que cette mesure a été insérée soudainement dans le projet de loi, prenant au dépourvu nombreux acteurs du secteur.
Vers une coopération inédite
Malgré la concurrence féroce qui règne dans ce segment en plein développement, les PDG s’unissent face à la crise. Jack Sherrie évoque ce besoin consciencieux : « C’est drôle, nous étions en compétition et maintenant nous nous réunissons », qualifiant cette dynamique d’« coopétition ».
Jake Bullock, PDG d’une autre entreprise concurrente nommée Cann, partage également ses préoccupations mais considère que la situation n’est pas désespérée : il pense que cette contrainte agit comme un « chronomètre d’un an » permettant à l’industrie d’obtenir une réglementation essentielle.
Des acteurs mobilisés pour changer les règles
Tous deux restent optimistes quant à l’issue favorable des discussions judiciaires en cours. L’enjeu est désormais d’amener le Congrès à formaliser des règles précises permettant la continuité sur un marché croissant, notamment chez les jeunes consommateurs cherchant des alternatives aux boissons alcoolisées.
Les dirigeants affirment aussi que ces restrictions semblent davantage viser certains produits synthétiques commercialisés auprès des enfants plutôt que leurs propres boissons moins puissantes et ciblant un public adulte.
Sherrie déclare qu’ils travaillent main dans la main avec les législateurs pour proposer une nouvelle loi sur les boissons au THC avant décembre prochain.
Un climat incertain pour l’entrepreneuriat
Pour beaucoup dans le secteur – souvent constituées de petites entreprises dirigées par leurs fondateurs – cette période est particulièrement éprouvante. Sherrie résume bien se sentiment : « Beaucoup d’entre nous sont des entrepreneurs. Nous essayons simplement de faire notre mieux ».
La bataille autour des réglementations visant cet secteur pourrait jouer un rôle déterminant dans son avenir immédiat et sa pérennité sur le long terme.