Le PDG de BT Group, Allison Kirkby, a exprimé des inquiétudes concernant l’impact potentiel de l’intelligence artificielle (IA) sur l’emploi au sein de l’entreprise. Dans une interview accordée au Financial Times, elle a indiqué que les avancées technologiques pourraient engendrer des réductions supplémentaires dans le personnel, déjà prévu à 55 000 emplois d’ici 2030.
Des Réductions Annoncées pour BT
En 2023, BT avait dévoilé ses plans pour réduire son effectif à 55 000 employés d’ici 2030, s’inscrivant dans une stratégie visant à diminuer sa base de coûts. Kirkby a souligné que ce plan ne tenait pas compte du plein potentiel de l’IA. Elle a ainsi déclaré : « Selon ce que nous apprenons de l’IA, il peut y avoir une opportunité pour BT d’être encore plus petite d’ici la fin de la décennie. »

BT utilise déjà l’IA pour réorganiser certains processus, notamment dans le secteur du service client. En 2024, la société a indiqué qu’elle employait une IA générative au soutien des opérations commerciales et que son assistant virtuel EE, nommé « Aimee », gérait jusqu’à 60 000 conversations clients par semaine.
Un Phénomène Plus Large
BT n’est pas isolé dans sa démarche ; d’autres entreprises adoptent également ces technologies. Par exemple, la société suédoise Klarna a décrété qu’en 2024son assistant propulsé par OpenAI exécutait les tâches effectuées auparavant par 700 agents du service clientèle à temps plein. Le PDG de Klarna, Sebastian Siemiatkowski, un fervent partisan de l’IA, a reconnu les bénéfices indéniables en termes d’efficacité mais est également revenu sur ses déclarations en mai révélant que certaines initiatives avaient conduit à trop réduire le personnel.
Il demeure convaincu que « mon soupçon est de nouveau qu’il y aura une implication pour les travaux de cols blancs », ajoutant que cela pourrait précipiter une récession à court terme.
Les Risques Perçus par les Dirigeants
Les risques ne sont pas uniquement perçus par les dirigeants d’entreprises utilisant l’IA ; même ceux développant cette technologie alertent aux conséquences possibles sur le marché du travail. Le PDG d’Anthropic, Dario Amodei, avertit qu’il pourrait y avoir un effondrement majeur avec jusqu’à la moitié des emplois de col blanc touchés dans les cinq prochaines années : « Nous avons un devoir et une obligation d’être honnêtes sur ce qui va arriver », souligne-t-il.
La montée fulgurante des technologies intelligentes pose un défi crucial qui nécessite réflexion et adaptation tant pour les entreprises que pour leurs employés afin d’éviter des pertes massives d’emploi dans un futur proche.