Chapô Le PDG de Nokia, Justin Hotard, a récemment exprimé sa vision optimiste du futur de l’intelligence artificielle (IA), la qualifiant de « super cycle » avec un potentiel de croissance à long terme considérable. Il met en avant les investissements qui devraient se poursuivre dans ce domaine tout en évoquant les défis associés aux perceptions actuelles.
- Le PDG de Nokia voit l'IA comme un super cycle avec un potentiel de croissance à long terme.
- Il insiste sur la demande croissante pour les modèles linguistiques et l'évolution des réseaux.
- Il compare cette période à celle du boom Internet, anticipant une correction mais aussi une croissance forte après.
- Les entreprises technologiques prévoient d'importants investissements, malgré les risques potentiels de bulle.

Une vision optimiste pour l’IA
Justin Hotard, devenu président-directeur général de Nokia en avril 2023, a souligné lors d’un entretien diffusé par CNBC que l’IA est au cœur d’une tendance durable. « Je pense qu’il s’agit d’une tendance de croissance séculaire qui dure depuis de nombreuses années », a-t-il déclaré.
Hotard a expliqué que, malgré certaines préoccupations concernant une éventuelle bulle autour des investissements dans l’IA, il existe une demande croissante pour cette technologie. Selon lui, l’utilisation des modèles linguistiques (LLM) et leur intégration dans des applications variées sont désireuses. Il a affirmé : « Nous utilisons largement les LLM pour des applications basées sur le langage ».
Des domaines encore sous-exploités
Il a également abordé le sujet des réseaux et leur évolution due à l’essor de l’IA : « L’IA a créé une demande énorme autour de la construction du réseau », notant par ailleurs que réduire cette dynamique à un effet passager serait malavisé.
Comparaison avec Internet
En comparant la situation actuelle à celle du boom Internet, Hotard affirme qu’il est crucial d’envisager les impacts sur plusieurs années plutôt qu’en cycles trimestriels ou annuels immédiats. Sa perspective est claire : bien qu’une correction puisse survenir après une bulle initiale, cela conduira inévitablement à une forte intention postérieure. « Oui, nous avions une bulle sur Internet. puis vous constatez une croissance énorme bien au-dessus de là où se trouvait la bulle », souligne-t-il.
Dans cet élan positif vers la technologie IA se distingue également Nick Clegg, ancien président des affaires mondiales chez Meta. Lors d’une interview accordée le 15 octobre dernier à CNBC, il relevait que certains aspects du secteur présentent effectivement des caractéristiques similaires à celles observées durant le pic spéculatif passé.
D’importants investissements prévus
Les entreprises technologiques continuent d’afficher leur détermination face aux risques liés aux fluctuations investisseurs dans ce secteur audacieux. En septembre 2023, Mark Zuckerberg annoncé qu’au moins 600 milliards USD seraient investis par Meta en infrastructures jusqu’en 2028, tout en admettant que même si une bulle était possible, il préférait adopter une approche prudente plutôt que risquer un sous-investissement : « Si nous finissons par gaspiller quelques centaines de milliards. je pense réellement que le risque est plus élevé de l’autre côté », disait-il.
Cet engouement croissant pour l’intelligence artificielle pose non seulement question quant aux réalités économiques mais aussi vis-à-vis des transformations sociales susceptibles d’émerger dans un paysage technologique toujours plus interconnecté et complexe.