Les commentaires de Sam Altman, PDG d’OpenAI, sur les emplois potentiellement remplacés par l’intelligence artificielle (IA) suscitent des réactions vives. Lors d’une interview au DevDay d’OpenAI, il a suggéré que certains emplois modernes pourraient être perçus comme « un jeu » et a rouvert le débat sur la valeur du travail dans une ère numérique. Ces propos ont notamment été discutés dans le contexte des réflexions de l’anthropologue David Graeber sur les « boulots de conneries ».
- Sam Altman suggère que certains emplois modernes ne sont pas « vrais » .
- Il compare ces emplois à l'agriculture, essentielle mais perçue comme plus importante.
- Ses propos ont provoqué des critiques sur la valeur réelle du travail et le rôle de l'IA.
- La discussion soulève des questions sur la nature du travail et l'avenir économique.
Des commentaires controversés
Le PDG d’OpenAI, Sam Altman, fait face à une vague de critiques pour ses récents propos concernant les types d’emplois que l’intelligence artificielle pourrait remplacer. Lors d’une interview menée par Rowan Cheung durant le DevDay d’OpenAI, où les avancées technologiques sont discutées, Altman a abordé la question des changements apportés par l’IA.
Dans son intervention, il a utilisé une analogie avec un agriculteur du passé qui aurait du mal à croire qu’internet créerait un milliard de nouveaux emplois. Il souligne ensuite que cet agriculteur pourrait considérer certains travaux contemporains comme n’étant pas « un vrai travail ».
La nature du travail en question
Altman commente ainsi : << L’agriculteur regarderait très probablement ce que vous faites et moi et dirait : “ce n’est pas du vrai travail”. >> Pour lui, la culture représente quelque chose de fondamental car elle implique de répondre aux besoins fondamentaux des gens en leur fournissant à manger.
Il poursuit avec cette réflexion : << Si vous cultivez, vous faites quelque chose dont les gens ont vraiment besoin. Vous leur préparez de la nourriture, vous les gardez en vie. C’est un vrai travail. >> Selon Altman, nos emplois modernes pourraient sembler être moins réels comparativement aux travaux agricoles vitales.
Cette vision a provoqué une réaction notable sur les réseaux sociaux où plusieurs internautes ont mentionné le livre *Bullsht Jobs écrit par l’anthropologue anarchiste David Graeber**. Ce dernier explore comment certaines professions peuvent ne rien produire de tangible et amènent souvent à un fort sentiment d’alienation chez ceux qui exercent ces métiers.
Réactions et implications
Une critique notoire provenant des réseaux sociaux avait pour but de rendre compte d’un système où beaucoup se voient contraints à occuper des postes jugés inutiles simplement pour survivre financièrement. Un commentaire proclame : << En tant que société, nous sommes allés à fond sur une idée foutue selon laquelle si vous n’avez pas de travail, vous mourrez. >>
Un autre utilisateur relevait également une contradiction implicite dans les propos d’Altman en affirmant : << Cela ne signifierait-il pas également que l’IA ne fait pas de vrai travail ? >> plus loin ajoutant que ces réflexions interrogent aussi la valeur ainsi donnée aux entreprises développant cette technologie.
Cette discussion vivante soulève des questions essentielles non seulement sur la nature et la définition même du travail mais aussi sur comment la société doit envisager sa structure économique face à ces transformations engendrées par l’intelligence artificielle.