Waymo, l’entreprise de véhicules autonomes, affirme se conformer aux demandes des forces de l’ordre tout en restant vigilante face aux requêtes jugées trop larges.
Dans une récente interview sur le podcast « Hard Fork », Tekedra Mawakana, co-PDG de Waymo, a précisé que la société suit un processus juridique pour répondre aux demandes des forces de l’ordre concernant ses données. Elle a expliqué : « Sur la question de savoir quand et comment les forces de l’ordre ont accès à nos données, nous le faisons connaître publiquement ».

La politique de transparence de Waymo vis-à-vis des autorités
La co-PDG Tekedra Mawakana a précisé que la société suit un processus juridique pour répondre aux demandes des forces de l’ordre concernant ses données. Elle a expliqué : « Sur la question de savoir quand et comment les forces de l’ordre ont accès à nos données, nous le faisons connaître publiquement ».
Waymo déploie 29 caméras dans chaque robotaxi pour capturer des images lors des trajets, ce qui représente une ressource importante pour les enquêtes policières. Toutefois, Mawakana a indiqué que l’entreprise repousse systématiquement les demandes considérées comme « trop larges ». À cet égard, elle a déclaré : « En fin de compte, nous avons besoin de communautés pour pouvoir nous faire confiance ».
Les exigences légales auprès des organismes judiciaires
Un porte-parole de Waymo a ajouté que tous les organismes chargés d’application des lois doivent soumettre une demande « valide », sous forme d’un mandat ou d’une ordonnance du tribunal. Il a affirmé : « Notre politique est de contester, de limiter ou de rejeter les demandes qui n’ont pas de base juridique valide ou qui sont trop larges ».
Cette rigueur permet à Waymo d’équilibrer la nécessité éventuelle d’aider la police avec sa responsabilité envers ses utilisateurs et leur droit à la vie privée.
Exemples concrets et mise en lumière médiatique
L’utilisation croissante des véhicules autonomes suscite également des interrogations sur leur rôle en matière d’obtention d’images pouvant servir comme preuves. Au mois d’avril dernier, le département police de Los Angeles avait diffusé sur sa chaîne YouTube des images provenant d’un véhicule Waymo ayant enregistré un délit de fuite.
Par ailleurs, la politique de confidentialité publiée par Waymo précise que certaines informations peuvent être accessibles tant aux autorités qu’à des tiers « pour raisons juridiques ». L’entreprise indique également qu’elle utilise ces informations afin « de satisfaire les lois ou réglementations applicables ».
Des incidents récents montrent que maintenir cette confiance est essentiel : en juin dernier, plusieurs voitures Waymo avaient été vandalisées par des manifestants anti-véhicules autonomes à Los Angeles. Face à cela, Mawakana a réaffirmé l’importance cruciale du lien avec leurs communautés locales.
En définitive, avec son approche pragmatique quant à la gestion des requêtes juridiques et son engagement envers ses usagers, Waymo cherche non seulement à se positionner comme leader technologique mais aussi comme entreprise responsable au sein du paysage urbain américain moderne.