COP30 : Un Incendie Perturbe la Conférence sur le Climat à Belém

Un incendie s’est déclaré le 20 novembre au Pavillon des pays de la Zone bleue lors de la COP30, provoquant la fermeture du site pendant près de sept heures. Cet incident a obligé les négociateurs à interrompre leurs travaux alors qu’ils s’efforcent de parvenir à un compromis crucial sur la finance et les énergies fossiles.
L’incendie a éclaté vers 14 heures locale (17 heures GMT) au cœur du site temporaire installé dans le Parque da Cidade, où d’immenses tentes climatisées accueillent les délégués. Les participants ont été affolés, certains criant « Au feu ! Sortez ! » alors que la fumée envahissait rapidement l’espace. Des agents avec des extincteurs ainsi que des pompiers ont réussi à maîtriser le feu en seulement six minutes.
Dix-neuf personnes ont dû être traitées pour inhalation de fumée et deux autres pour crises d’anxiété, selon le ministère brésilien de la Santé. Neuf blessés étaient encore sous observation en soirée. Curieusement, aucune alarme n’a retenti durant l’incident, ce qui a conduit à une évacuation désordonnée.
Une source proche de l’organisation a indiqué : « Les difficultés opérationnelles juste avant le démarrage de la COP pouvaient laisser penser que ce type d’incident puisse se produire ». Simon Stiell, directeur exécutif d’ONU Climat, avait auparavant signalé plusieurs problèmes logistiques dont ceux concernant sécurité et climatisation.
Les participants expriment leur frustration face aux retards engendrés par cette situation dans un contexte déjà tendu : « Cela va retarder le processus », constate Windyo Laksono, un délégué indonésien. Alors que les discussions doivent se conclure vendredi 21 novembre, il est impératif pour les 194 pays membres et l’Union européenne d’atteindre un consensus sur comment progresser vers une transition hors des énergies fossiles.
La discussion centrale tourne autour de la création d’une « feuille de route » pour accélérer cette transition énergétique. Cependant, plusieurs nations comme la Chine, l’Inde, l’Arabie saoudite, le Nigeria et la Russie y sont fermement opposées.
Cet événement souligne une nouvelle fois les défis auxquels fait face cette conférence internationale cruciale sur le climat dans un monde confronté aux impacts climatiques croissants.