Spotify est accusé de pratiquer la « payola » dans son mode Découverte

Un recours collectif accuse Spotify de « payola » dans la promotion des artistes

Spotify est accusé de pratiquer la « payola » dans son mode Découverte

Un procès déposé devant un tribunal fédéral de Manhattan allègue que Spotify s’engage dans une forme moderne de « payola », permettant aux maisons de disques de promouvoir secrètement leurs artistes via le mode Découverte. Les plaignants, dirigés par Geneviève Capolongo, affirment que cette pratique trompe les utilisateurs en leur faisant croire à des recommandations personnalisées.

La plainte met en avant que les auditeurs paient pour être « trompés », créant une illusion de personnalisation alors que des incitations financières influencent l’algorithme.

Détails du procès

La plainte compte 39 pages et indique explicitement que le mode Découverte est pavé de succès commerciaux, tels que ceux de Justin Bieber et Drake, suscitant divers bénéfices financiers. Comme l’affirme la plainte : « Même si nous savions que les déclarations de Spotify concernant la personnalisation étaient fausses, continue de subir des dommages continus ». Ce procès vise également une restitution ainsi que des dommages-intérêts punitifs.

Les plaignants exigent aussi qu’un tribunal ordonne à Spotify d’éclaircir toute implication financière ou redevance associée au mode Découverte.

Réponse de Spotify

Un porte-parole de Spotify a réagi à ces accusations en qualifiant le recours collectif de « non-sens ». Selon ce représentant : « Le mode Découverte est une fonctionnalité que les artistes peuvent utiliser pour signaler les pistes prioritaires pour une prise en compte algorithmique dans des contextes limités : radio, lecture automatique et certains mixes ». Il a ajouté : « Cela n’achète pas de pièces, cela n’affecte pas les listes de lecture éditoriales et c’est clairement indiqué dans l’application et sur notre site Web ».

Ce nouveau procès intervient peu après qu’une autre affaire ait été portée contre Spotify, où il est reproché à l’entreprise d’avoir ignoré le « streaming frauduleux à grande échelle » sur sa plateforme. Ainsi, Drake serait particulièrement visé avec ses milliards de faux flux résultant d’activités malveillantes.

Cette situation soulève donc des questions importantes tant sur la transparence derrière le modèle économique du service que sur son engagement envers ses utilisateurs.

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