Trek’In Gazelles : Un défi solidaire au cœur du désert marocain

Entre le 9 et le 14 novembre, 420 femmes, âgées de 17 à 75 ans, se sont réunies pour participer au Trek’In Gazelles, une compétition féminine d’orientation dans le désert marocain. Cet événement, né il y a cinq ans et dérivé du célèbre Rallye Aïcha des Gazelles, allie sport et solidarité.
Le jeudi 13 novembre, alors que les participantes s’élancent sur la ligne de départ à Merzouga, elles chantent ensemble malgré la fatigue. Elles doivent parcourir une quinzaine de kilomètres dans les dunes de l’Erg Znaigui en pleine tempête de sable. Cette dernière étape est marquée par un esprit communautaire fort où certaines choisissent d’avancer hors classement pour soutenir leurs coéquipières malades.
Un dernier effort
Les équipes vérifient leur cap avant de commencer cette journée difficile. Le classement repose uniquement sur la distance parcourue afin d’encourager un rythme plus détendu. Célia, membre de l’équipage 99, doit abandonner en raison de son état physique, provoquant des larmes chez ses coéquipières Betty et Géraldine. Betty commente : « Nous étions deuxièmes au classement général. ça a été très difficile de les voir comme ça ». Géraldine partage aussi son souhait d’aller jusqu’au bout pour sa partenaire Betty.
Au total, diverses participantes poursuivent leur chemin indépendamment du classement traditionnel. Martine, âgée de 72 ans, se bat pour prouver que « même à [son] âge, les femmes sont encore capables de grandes choses ».
Une aventure engagée
La majorité des trekkeuses participent également pour des causes qui leur tiennent à cœur. Sandrine et Erin marchent sous le label Roz Breizh’elles pour promouvoir le sport auprès des patients hospitalisés en santé mentale. D’autre part, Dalida et ses collègues vont récolter des fonds pour le Secours Populaire avec chaque balise franchie rapportant 5 euros (environ 25 000 euros par édition) à cette cause.
Sarah court pour l’Institut Imagine qui soutient la recherche sur la maladie de Parkinson qui touche son père tandis qu’Élodie se bat pour aider sa fille Jade après une rémission d’une leucémie.
L’événement n’est pas seulement un défi personnel mais aussi un acte solidaire vers les populations locales et l’environnement avec Maïenga engagée dans une démarche éthique qui compense ses émissions carbone et assure une rémunération juste aux employés locaux.
Des défis physiques intenses
Tout au long du parcours difficile ponctué par des montées éprouvantes sous la chaleur accablante du désert saharien, chaque équipe fait face à ses propres difficultés tout en développant une sororité forte entre elles. Isabel exprime : « C’est exactement ça que j’essaie d’inculquer à mes enfants. Il faut toujours se battre !».
À mesure que les jours passent vers la fin du trek, beaucoup profitent simplement du moment présent loin des distractions numériques – soulignant comme Lauriane : « Ça fait un bien fou de ne plus avoir de téléphone».
L’arrivée émotive
Lorsqu’arrive enfin le moment tant attendu d’atteindre l’arrivée ce vendredi soir après plusieurs jours éprouvants, émotions mêlées entre fierté et mélancolie, cherchant tous à réaliser pleinement ce qu’elles ont accompli ensemble dans cet environnement unique. Dominique Serra affirme fièrement : « C’est une grande satisfaction… toutes les femmes ont un rôle à jouer dans ce monde ».
En conclusion, alors qu’elles célèbrent leur réussite commune avec promesses évoquant futurs défis sportifs ou philanthropiques tout autant qu’individuels concernant leur cheminement personnel – ces participantes rappellent sans cesse que rien n’est impossible tant qu’il existe volonté groupée.
Les places pour l’édition suivante en 2026 ont été réservées en moins de six heures; celle prévue en novembre 2027 ouvrira ainsi dès septembre prochain avec un budget prévisionnel estimé autour de 3 000 euros par participant.