La police métropolitaine de Londres a annoncé l’arrestation de huit hommes, principalement des ressortissants iraniens, lors de deux enquêtes distinctes liées à un complot terroriste présumé. Les autorités s’attachent à comprendre l’ampleur et les motivations derrière ces actes.
Arrestations en série
Les événements ont débuté samedi avec l’arrestation de quatre Iraniens et d’un autre homme dont la nationalité reste indéterminée. Ces suspects sont soupçonnés d’avoir planifié un acte terroriste visant un site spécifique, dont le nom a été gardé secret pour des raisons opérationnelles. Le Commandement du contre-terrorisme, dirigé par Dominic Murphy, a qualifié l’enquête de « en mouvement rapide » et a souligné que la police travaille étroitement avec les personnes concernées par cette menace.

Dominic Murphy a déclaré : « L’enquête en est encore à ses débuts et nous explorons diverses lignes d’enquête pour établir une motivation potentielle ainsi que pour identifier s’il peut y avoir un autre risque pour le public lié à cette question. »
Les arrestations se sont réparties entre Londres, Swindon, environ 80 miles à l’ouest, ainsi que dans le nord-ouest du pays, notamment à Stockport et Rochdale. D’autres arrestations distinctes ont eu lieu simultanément : trois Iraniens âgés de 39, 44 et 55 ans ont également été interpellés dans Londres; celles-là n’étant pas reliées au premier groupe.
Une législation stricte
Ces individus ont été arrêtés sous la loi sur la sécurité nationale 2023, conçue pour renforcer les mesures préventives contre les menaces envers la Grande-Bretagne. La ministre Yvette Cooper a qualifié ces arrestations d’« événements graves qui démontrent l’exigence continue d’adapter notre réponse aux menaces de sécurité nationale ». Elle a également affirmé que le gouvernement collaborait activement avec les forces de l’ordre pour garantir la sécurité publique.
Écho des préoccupations croissantes
Cette vague d’arrestations ne survient pas sans antécédents ; Ken McCallum, chef du service MI5, avait déjà signalé en décembre dernier une inquiétude croissante face aux menaces liées à l’Iran. Il avait précisé qu’au cours des deux dernières années, vingt complots soutenus par ce pays avaient été mis en lumière par les services britanniques.
Wes Street, secrétaire à la santé britannique, a réagi dimanche sur BBC en indiquant que bien qu’il ne puisse divulguer davantage dans le contexte actuel des enquêtes actives auprès du public « … nous tiendrons bien sûr le public informé dès que possible ».
Les détails concernant précisément leur implication dans ces complots font toujours défaut tandis que les investigations continuent d’évoluer rapidement pour cerner tous les aspects sécuritaires liés aux agissements surveillés.