À Pompéi, une famille se bat pour survivre dans ses derniers moments

Une tragédie humaine à Pompéi : les derniers instants d’une famille sous les cendres

Le volcan Mont Vésuve a enseveli Pompéi dans la désolation un jour de l’année 79. Les résidents, pris de panique, ont tenté de fuir face à l’éruption qui a causé la mort de plus de 1 500 personnes. Une récente étude révèle des détails poignants sur une famille cherchant refuge dans une maison lors de cette catastrophe.

Dans la revue Scavi di Pompei, des scientifiques impliqués ont révélé que les membres d’une famille s’étaient barricadés dans une arrière-salle de leur résidence, surnommée la maison de Helle et Phrixus, utilisant un lit en bois pour tenter d’arrêter l’influx incessant des cendres volcaniques. Cette maison porte le nom des personnages mythologiques représentés par une fresque décorative illustrant leur fuite dramatique sur un bélier ailé. Gabriel Zuchtriegel, directeur du parc archéologique de Pompéi et auteur principal de l’étude, souligne que « beaucoup pensaient que la fin du monde était venue ».

À Pompéi, une famille se bat pour survivre dans ses derniers moments

La barricade

Les événements se sont déroulés rapidement : alors qu’ils tentaient d’échapper au danger, les membres de cette famille ont finalement trouvé refuge dans le Triclinium, où leurs restes furent découverts. Leurs corps auraient été victimes du flux pyroclastique, qui a provoqué l’effondrement des structures alentour. L’étude a également mis en évidence que parmi les quatre squelettes retrouvés se trouvait une bulle en bronze appartenant à un enfant âgé entre six et douze ans ; cet objet témoigne des pratiques protectrices courantes chez les jeunes garçons libres à cette époque.

L’objet protecteur

Caitie Barrett, professeur d’archéologie à l’université Cornell, note « l’ironie cruelle » associée à cet amulette qui devait protéger mais n’a pu sauver sa victime. Les fouilles passées menées par les explorateurs envoyés par Charles III au XVIIIe siècle avaient perturbé ces précieux vestiges humains, laissant derrière eux des traces visibles dans les murs et négligeant souvent la conservation respectueuse des dépouilles découvertes. Aujourd’hui, l’importance accordée aux histoires humaines derrière ces découvertes est cruciale pour comprendre non seulement le contexte historique mais également l’impact émotionnel sur ceux qui visitent ce site emblématique.

Les doutes sur les relations

Selon Marcello Mogetta, professeur agrégé d’art romain et d’archéologie à l’Université du Missouri : « Il n’est pas certain que les personnes trouvées faisaient partie de cette famille ». Alors que certains chercheurs envisagent potentiellement une analyse ADN pour déterminer avec précision le lien familial potentiel entre ces individus retrouvés ensemble, il subsiste un constat unanime : peu importe leurs relations spécifiques, ils étaient probablement ensemble lors des derniers moments tragiques partagés. « Quelle que soit la nature de leurs relations spécifiques », conclut Dr Barrett, « ils auraient été les dernières personnes à se faire réconforter ».