Incendie de Martigues : plus de 240 hectares ravagés, près de 1.000 pompiers mobilisés

Un incendie majeur a éclaté jeudi après-midi dans la commune de Martigues, au nord-ouest de Marseille, débutant vers 19h00. Au matin du vendredi, le sinistre n’était toujours pas « maîtrisé » et avait déjà parcouru 240 hectares. Près de 1.000 sapeurs-pompiers étaient engagés pour lutter contre les flammes.
Un déploiement sans précédent
La préfecture a indiqué que, bien que la situation s’améliore grâce à un taux d’humidité de 40% et une baisse du vent, les mesures restent critiques. Vendredi matin, 973 pompiers étaient présents sur le terrain, soutenus par 320 engins terrestres et l’attente de moyens aériens additionnels.
Neuf avions, sept Canadair et deux Dash, ainsi que deux hélicoptères bombardiers d’eau ont été mobilisés avant la nuit du jeudi pour combattre l’incendie. « Jamais un feu n’avait mobilisé autant de moyens » cette année dans le département, a déclaré Bruno Cassette, sous-préfet d’Aix-en-Provence lors d’un point presse.
Bien qu’aucune victime ne soit à déplorer mis à part deux pompiers légèrement blessés, environ 104 personnes ont été évacuées vers des centres d’accueil à Martigues et dans la commune voisine de Sausset-les-Pins.
Sécurisation et dommages potentiels
Des mesures strictes de confinement demeurent en place pour deux hameaux touchés : Saint-Julien et Les Ventrons. La préfecture a averti que « 120 habitations ont été menacées » par l’incendie mais qu’il est encore trop tôt pour évaluer les dégâts précis aux maisons.
Le précédent incendie majeur ayant frappé Martigues remontait au 4 août 2020, où il avait détruit près de 1.000 hectares tout en ravageant deux villages-vacances. Ce dernier événement est le second important indiquant une recrudescence des feux autour de Marseille depuis celui du 8 juillet, qui avait brûlé 750 hectares, endommageant sérieusement plusieurs bâtiments à L’Estaque.
Face aux dangers accrus des incendies estivaux dans la région, surveiller ce type d’événement semble essentiel en vue des futurs mois chauds.