Entretiens d’embauche : Paddy Lambros, PDG de Dex, privilégie les questions des candidats pour mieux évaluer leur potentiel
- Poser des questions dès le début révèle l’intérêt et l’engagement du candidat.
- Des questions substantielles permettent de distinguer les candidats réfléchis.
- L’intelligence artificielle ne remplace pas l’engagement humain lors des entretiens.
- Cette méthode favorise une discussion ouverte et aide à évaluer la compatibilité.

Paddy Lambros, PDG et cofondateur de Dex, une startup spécialisée dans l’intelligence artificielle, a une approche innovante lors des entretiens d’embauche. Il commence souvent ces rencontres en demandant aux candidats de poser leurs propres questions. Selon lui, cette méthode révèle beaucoup sur le niveau d’intérêt et d’engagement des postulants.
/em>, il a déclaré : « Vos questions sont un énorme tell ». Les réponses données signalent souvent ce qu’ils pensent du rôle proposé.
Pour mettre au point cette méthode, Lambros s’est appuyé sur divers ouvrages concernant les ventes dans ses débuts. Après avoir rencontré plus de 10 000 candidats, il a noté qu’inviter les futurs employés à poser des questions dès le départ permettait une atmosphère plus ouverte durant l’entretien.
Signes d’un meilleur candidat
Lambros souligne également que nombre de demandes actuelles comportent souvent « des réponses incroyablement soignées qui ont été alimentées par ChatGPT 15 fois », ce qui rend difficile la formulation de questions pertinentes par certains candidats. Pour démarquer ceux qui réfléchissent vraiment au rôle, il attend des interrogations plus substantielles telles que : « Comment sauriez-vous que je suis un artiste supérieur dans les 60 jours ? » ou encore « Quel type de résultat voulez-vous atteindre ? »
Cette démarche vise non seulement à recueillir des informations précieuses pour l’employeur mais également à permettre aux candidats d’éprouver leur propre impact potentiel au sein de l’entreprise.
L’IA ne peut remplacer l’engagement humain
Le fait que les candidates débutent par leurs questions pourrait leur éviter de se reposer trop sur l’IA pour naviguer lors des entretiens. Comme le souligne Lambros : « Un modèle grand langage ne peut pas signer d’intérêt ». Elizabeth Lotardo, consultante en leadership, abonde dans son sens en affirmant que cette stratégie est tout particulièrement efficace pour des postes impliquant du leadership ou nécessitant certaines compétences interpersonnelles.
Des questions comme « Qu’est-ce qui vous a donné envie de me parler ? » pourraient enrichir la discussion et offrir aux deux parties la possibilité rapidement déterminer si elles correspondent parfaitement ou non.
Pour Lambros et Lotardo, offrir cet espace propice à la discussion est essentiel. Cela permet notamment aux meilleurs talents – souvent très recherchés – d’évaluer eux aussi si cette opportunité est alignée avec leurs attentes professionnelles.
Dans ce contexte exigeant en ressources humaines où chaque détail compte pour attirer les meilleurs éléments, ces stratégies peuvent transformer complètement la dynamique classique des entretiens traditionnels.