Le 6 mai 2025, un climat d’incertitude entoure la figure de Monsignor Angelo Becciu, condamné à cinq ans et demi de prison pour fraude et détournement, alors que des débuts prometteurs dans la lutte contre la corruption vaticane sont remis en question.

- Monsignor Angelo Becciu, condamné pour fraude, remet en question les débuts prometteurs dans la lutte contre la corruption vaticane.
- Becciu a eu une carrière diplomatique exemplaire, occupant des postes clés au Vatican.
- Les efforts pour renforcer la transparence financière ont été contrecarrés par l'entourage de Benoît XVI, mettant le Vatican sur liste noire.
- Accusé d'abus de confiance et de détournement de fonds, Becciu a démissionné en 2020, son avenir politique incertain.
Une carrière diplomatique exemplaire
Monsignor Becciu, âgé aujourd’hui de 76 ans, a eu une carrière riche en tant que diplomate. Il a représenté le Saint-Siège en Angola et à Cuba avant d’occuper des postes de haut niveau à Rome, notamment comme Substitute aux affaires générales de la Secrétairerie d’État. Bien qu’il ait initialement été réticent à rejoindre le Vatican, il a ensuite occupé des rôles clés au sein de l’institution.
À travers les années, les efforts de Benoît XVI pour renforcer la transparence financière ont souvent été contrecarrés par son propre entourage. Ce dernier avait créé une unité d’intelligence financière et amorcé une première loi anti-blanchiment qui fut altérée par son conseiller Cardinal Tarcisio Bertone. En conséquence, plusieurs institutions internationales ont mis le Vatican sur liste noire.
L’affaire George Pell
L’élection du pape François a redonné espoir avec des réformes majeures, dont la création d’une Secrétairerie pour l’économie dirigée par le cardinal australien George Pell, qui s’est engagé à combattre les corruptions systémiques signalées depuis les années 1980 au sein du Vatican. Pell a pu mettre fin à environ cinq mille comptes utilisés par des évadés fiscaux.
Cependant, sa mission a été interrompue brutalement lorsqu’il a fait face à des accusations graves liées à son passé personnel qui ont conduit à sa condamnation puis acquittement postérieur en 2020. Après ces événements tumultueux, Pell aurait accusé Becciu d’avoir orchestré un plan visant à nuire à sa réputation.
Les accusations contre Becciu
Monsieur Becciu se retrouve sous enquête dans ce qui semble être un système opaque lié aux finances du Vatican. Accusé d’avoir abusé de la confiance papale et impliqué dans plusieurs scandales financiers tels qu’un investissement malheureux dans un bâtiment londonien ayant coûté plus de 140 millions d’euros, il est également suspecté d’avoir détourné des fonds destinés au sauvetage d’une religieuse colombienne.
Sur ordre du pape François, il démissionne officiellement le 24 septembre 2020 et perd tous ses droits politiques au sein du conclave.
Un avenir incertain
Depuis lors, bien que pressenti comme redevenu influent grâce aux soutiens conservateurs américains emblématiques du clergé catholique américain mécontent face aux scandales croissants autour des finances vaticanes, l’avenir politique et spirituel pourrait néanmoins lui échapper définitivement si ces allégations persistent sans explication convaincante ou clarification parallèle sur ses responsabilités passées auprès des fidèles.
Des individus proches estiment que seul un audit sérieux bénéficierait aux futurs gestionnaires financiers vertueux souhaitant préserver l’intégrité institutionnelle tandis qu’APSA échappe encore totalement aux supervisions prévues, promettant une transparence nécessaire afin de ne n’entacher finalement plus jamais l’image fragile du siège apostolique français couvert par des généralités trop souvent… obscures quant à ses placements multisectoriels déjà jugés sensibles proches « d’expédients ».