La décision du roi Charles III de destituer son frère Andrew, ainsi que le retrait de tous ses titres et honneurs, provoque des réactions importantes à l’international. Les médias saluent cette mesure tout en notant son caractère « sans précédent ».
Une sanction historique
Le mois d’octobre 2025 marquera un tournant dans l’histoire de la famille royale britannique. Le 17 octobre, le prince Andrew a annoncé sa renonciation au titre de duc d’York suite à son implication dans l’affaire Jeffrey Epstein. Cette décision a été prise en consultation avec Charles III. Le 30 octobre, Buckingham Palace a renforcé la sanction, en retirant non seulement les titres d’Andrew Mountbatten Windsor mais aussi ses honneurs royaux et sa résidence.

Bien qu’Andrew continue à nier les accusations d’agression sexuelle portées contre lui, les réactions publiques ont massivement soutenu sa destitution. Lors de l’émission « Question Time » sur la BBC du 31 octobre, le sujet a suscité un vif débat.
Réactions internationales
Divers médias internationaux ont réagi avec intérêt à cette décision majeure. En Australie, le Sydney Morning Herald a félicité le roi pour cette action courageuse. D’autre part, The Australian décrypte une « rétrogradation d’une ampleur sans précédent pour la maison Windsor ». L’experte royale Victoria Murphy cite le scandale comme étant destructeur : « Cela changera la famille royale pour toujours… Les membres de la famille peuvent cependant se reposer sur leurs cotes de popularité intactes malgré ce scandale ».
trop tard » plus modéré, applaudit les décisions prudentes du roi qui visent à protéger la réputation monarchique aux dépens des privilèges accordés à Andrew.
L’influence des révélations personnelles
D’autre part, en Allemagne, Der Spiegel, souligne qu’« le roi Charles en avait assez » et affirme que ce choix résulte largement du courage affiché par Virginia Giuffre dont les mémoires posthumes ont fait basculer les choses : « Ce qui aurait probablement été ignoré maintes fois est désormais mis au jour ».
Cette affaire soulève ainsi des questions profondes sur l’avenir et la perception publique de la monarchie britannique dans un contexte marqué par une exigence accrue de responsabilité éthique et comportementale au sein des institutions royales.