Le procès pour agression sexuelle contre Kevin Liles, ex-directeur de Def Jam, a été annulé

Un juge fédéral rejette la plainte pour agression sexuelle contre Kevin Liles, ancien président de Def Jam

Le procès pour agression sexuelle contre Kevin Liles, ex-directeur de Def Jam, a été annulé

Un juge fédéral a déclaré irrecevable le procès pour agression sexuelle d’une femme contre Kevin Liles, l’ex-président du label Def Jam. Cette décision repose sur un accord de règlement confidentiel qu’elle avait conclu avec Universal Music Group (UMG).

Le tribunal a statué que Jane Doe ne pouvait pas poursuivre Liles en tant qu’individu en vertu des termes de cet accord. Dans une décision rendue lundi, la juge Naomi Reice Buchwald a observé que Liles était explicitement désigné comme bénéficiaire dans l’accord et que celui-ci utilisait un langage large qui rejetait toutes les réclamations « connues ou qui devraient raisonnablement être connues » par la plaignante.

Jane Doe avait précédemment déposé une plainte en 2004 auprès de la Division des droits de l’homme de l’État de New York après avoir été licenciée d’UMG. Elle affirmait avoir reçu 47 500 $ dans le cadre d’un règlement en 2005 suite à ses plaintes pour discrimination et harcèlement.

Dans sa plainte déposée plus tôt cette année, elle accusait Kevin Liles d’avoir fait « des commentaires et des avances sexuellement inappropriés », puis dit l’avoir violée dans le bureau du label en 2002. Le document mentionne : « Kevin Liles a commencé à se forcer physiquement au-dessus de où il a commencé à l’agresser sexuellement et finalement à la violer malgré ses protestations continues ».

L’ancien président du label défend fermement son innocence, qualifiant les accusations portées contre lui de « scandaleuses ». Il s’est engagé à laver son nom et envisage même d’intenter une action en diffamation contre Jane Doe et ses avocats. Ses avocats ont affirmé que cette affaire était motivée par une tentative d’extorsion déguisée sous forme de publicité négative.

Les avocats de Jane Doe ont contesté le jugement du tribunal, arguant que leur cliente croyait légitimement que les termes du règlement ne couvraient pas le viol présumé commis par Liles. Ils ont également précisé qu’elle considérait les 47 500 $ comme une indemnité de départ liée aux problèmes occurrents lors de son emploi chez UMG.

Ce développement judiciaire met en lumière les complexités entourant les accords confidentiels dans des affaires d’agression sexuelle au sein des industries créatives.

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