Le procès concernant la mort de Diego Maradona, décédé le 25 novembre 2020, se poursuit cinq ans après sa disparition. Sa fille, Dalma Maradona, a témoigné et dénoncé une négligence féroce de l’équipe médicale, affirmant que son père aurait pu être sauvé si les médecins avaient correctement accompli leur travail.
Les circonstances de la mort de Diego Maradona
Diego Maradona, considéré comme l’un des plus grands footballeurs de tous les temps, est décédé à l’âge de 60 ans, victime d’un arrêt cardiaque survenu dans sa maison à Tigre, en banlieue de Buenos Aires. Après cette tragédie, des accusations ont été portées contre sept membres de son équipe médicale pour homicide par négligence. Le parquet a qualifié l’hospitalisation à domicile d’« scandaleuse », affirmant qu’elle avait mis Maradona dans une « situation d’impuissance ».

Parmi ceux accusés figurent le neurochirurgien et médecin personnel Leopoldo Luque, la psychiatre Augustina Cosachov, le psychologue Carlos Díaz, ainsi que plusieurs infirmiers et coordinateurs médicaux. Tous risquent entre 8 et 25 ans d’emprisonnement.
Témoignage poignant de Dalma Maradona
Lors du onzième jour du procès, le 16 avril 2025, Dalma Maradona, âgée de 38 ans, a exprimé sa colère au tribunal. Elle a soutenu que la mort de son père aurait pu être évitée : « S’ils avaient fait leur travail, (sa mort) aurait été évitée ». Son discours visait directement certains médecins tels que Luque et Cosachov.
Elle a décrit comment les professionnels affirmaient que l’hospitalisation à domicile pourrait être sérieusement efficace : « Ils nous ont trompés de la façon la plus cruelle (.) Ils nous ont fait croire que la seule option possible était une convalescence à domicile après son opération ». Cependant, elle dénonce une situation loin des promesses faites : « Cela ne s’est jamais passé », ajoutant qu’il y avait un manque flagrant d’attention médicale adéquate.
Dalma a précisé qu’elle doutait du bien-fondé des recommandations faites par Luque : « Je ne pensais pas qu’il recommanderait quelque chose qui n’était pas le meilleur pour père ». Elle a souligné le sentiment d’impuissance ressenti par sa famille face aux décisions médicales.
Mise en perspective
Le procès est prévu pour se poursuivre jusqu’en juillet prochain, avec des répercussions potentielles importantes sur les pratiques médicales autour des soins prodigués aux patients en fin de vie. La famille espère obtenir justice tout en soulevant des questions cruciales sur la responsabilité médicale.