Procès à Paris des 'Grandpa Robbers' pour le vol de Kim Kardashian en 2016

Tentative de vol à main armée : le procès des « grands-pères » s’ouvre à Paris

Dix personnes liées à un groupe surnommé les « grands-pères » sont jugées depuis lundi à Paris pour leur rôle dans le vol audacieux commis contre Kim Kardashian en octobre 2016. Ce vol, survenu alors que la star de la télé-réalité participait à la Fashion Week, avait fait couler beaucoup d’encre et soulevé des questions sur la sécurité des célébrités à Paris.

Procès à Paris des ‘Grandpa Robbers’ pour le vol de Kim Kardashian en 2016

Le vol spectaculaire de Kim Kardashian

En octobre 2016, Kim Kardashian a été victime d’un vol violent dans la résidence de luxe qu’elle louait durant la Fashion Week. Cinq hommes, agissant sous couvert d’identités policières et cagoulés, ont fait irruption chez elle. Sous la menace d’une arme, ils l’ont bâillonnée et attachée avant de dérober des bijoux d’une valeur estimée à au moins 8 millions d’euros, soit près de 9 millions de dollars. Les voleurs sont repartis quelques minutes plus tard à pied et en vélo.

Les bijoux n’ont pas tous été récupérés par les autorités, bien que les enquêteurs aient retrouvé de l’ADN sur les menottes utilisées pour ligoter la victime. En janvier 2017, plusieurs arrestations ont eu lieu ; certains suspects avaient déjà un passé criminel significatif.

L’ampleur du procès

Le tribunal a mis au jour dix accusés : neuf hommes et une femme. Certains font face aux accusations graves incluant le vol à main armée, l’enlèvement, ou complicité dans ces actes criminels. Un accusé est décédé et un autre est trop malade pour être jugé.

Répercussions psychologiques sur Kim Kardashian

Au-delà des conséquences judiciaires, cet événement a laissé des séquelles profondes chez Kim Kardashian. Lors d’une interview avec David Letterman en 2020, elle a déclaré :

« J’ai pensé que ma sœur allait rentrer chez elle sans moi », évoquant son stress durant l’agression lorsque les voleurs pointaient une arme sur elle.

Abderrahmane Ouatiki, appelé le gardien lors du cambriolage, a également exprimé son traumatisme lié à cet incident particulier où il n’a pas considéré ses agresseurs comme simplement âgés mais comme « des hommes déterminés ». Yunice Abbas s’est ensuite révélé prolifique dans sa notoriété médiatique malgré ses actes passés; en 2021 il publie un livre intitulé « J’ai kidnappé Kim Kardashian », affirmant qu’il ignorait alors qui était vraiment sa victime.

Une attention médiatique inédite

Plus de 400 journalistes se sont inscrits pour couvrir ce procès dont le verdict devrait tomber fin mai prochain. Face à cette couverture importante générant comparaison entre notoriété publique et gravité procédurale implicite, Chloe Arnoux, avocat de Khedache, souligne que :

« La nature exceptionnelle découle davantage de la notoriété du demandeur plutôt que des faits eux-mêmes ».

Le procès met ainsi non seulement en lumière un acte criminel choquant mais aussi des interrogations autour de la protection individuelle face aux dangers posés aux personnalités publiques engagées dans des spectacles mondains tels que ceux offerts par la Fashion Week parisienne.