Apple et Qualcomm font face à un procès en contrefaçon de brevet déposé par Red Rock Analytics, une entité non pratiquante connue pour ce type d’actions. Le tribunal a rejeté leurs tentatives de transférer l’affaire devant des tribunaux californiens.
Un contexte juridique complexe
La plainte, initialement déposée en 2021 au Texas, concerne le brevet américain n° 7 346 313. Ce brevet se concentre sur un système permettant de calibrer l’équilibre des signaux dans les émetteurs-récepteurs radio. Red Rock Analytics a déjà été impliquée dans une affaire similaire contre Samsung basée sur le même brevet. Le juge de district américain Alan Albright, ainsi que la Circuit Court Federal, ont confirmé que le procès doit se poursuivre au Texas, réputé pour être favorable aux trolls de brevets. Cette décision signifie que l’affaire ne sera pas examinée en Californie comme l’espéraient Apple et Qualcomm.

Des ramifications importantes
Les informations disponibles concernant Red Rock sont limitées. La société avait précédemment tenu une demande d’injonction initiale contre Apple en 2019, touchant des produits allant des modèles iPhone 7 à X, alors que la nouvelle plainte traite spécifiquement du modèle iPhone 12. Red Rock réclame non seulement un procès devant jury mais aussi plusieurs formes de réparations, y compris des injonctions interdisant à Apple et Qualcomm d’enfreindre ce brevet précis. De plus, elle espère obtenir des dommages-intérêts ainsi que des paiements de redevances sur les ventes futures liées à ces technologies.
Une lenteur caractéristique
Les cas impliquant les trolls de brevets progressent souvent lentement dans le système judiciaire, s’étalant parfois sur plusieurs années voire décennies. Les délais prolongés peuvent impacter significativement les entreprises mises en cause comme Apple et Qualcomm. Ce développement illustre bien la complexité et les enjeux autour du système juridique relatif aux brevets technologiques aux États-Unis. Alors que ces géants continuent leur lutte contre diverses accusations similaires, la question reste ouverte : jusqu’où cette bataille légale pourra-t-elle aller ?