L'Organisation mondiale de la santé note l'absence de progrès depuis la trêve

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a averti que l’aide humanitaire dans la bande de Gaza reste insuffisante malgré le cessez-le-feu en vigueur depuis le 10 octobre. Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a souligné que seuls 200 à 300 camions entrent chaque jour dans Gaza, loin des 600 attendus. Il estime le coût minimal pour réhabiliter le système de santé à 7 milliards de dollars, alors que la situation sanitaire et alimentaire demeure catastrophique.

  • L'aide humanitaire à Gaza reste insuffisante avec seulement 200 à 300 camions journaliers.
  • La situation sanitaire et alimentaire est catastrophique, nécessitant au moins 7 milliards de dollars pour la réhabilitation.
  • Les besoins en soins sont immenses, avec plus de 15 000 patients en attente d'évacuation et des milliers blessés graves.
  • L'OMS appelle à une ouverture totale des points de passage pour faciliter l'évacuation et répondre à la crise humanitaire.

L’Organisation mondiale de la santé note l’absence de progrès depuis la trêve

Un constat alarmant

Lors d’une conférence de presse en ligne depuis Genève, Tedros Adhanom Ghebreyesus a déclaré : « La faim est toujours présente car il n’y a pas assez de nourriture » qui parvient à la bande de Gaza depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu. Selon lui, « la situation reste catastrophique », les besoins étant encore immenses. Depuis le début du cessez-le-feu négocié par les États-Unis entre Israël et le Hamas, M. Tedros a expliqué qu’« il n’y a pas assez de nourriture ». Il a rappelé qu’Israël avait réduit l’aide pendant la guerre, aggravant une crise déjà désastreuse.

Des livraisons insuffisantes

Bien que l’accord vise à permettre l’entrée quotidienne de 600 camions, seuls 200 à 300 entrent effectivement dans la région. M. Tedros a toutefois précisé qu’une grande partie était constituée d’aides commerciales : « un grand nombre de ces camions sont commerciaux », ce qui ne suffit pas pour répondre aux besoins fondamentaux des habitants. Il insiste sur le fait que « la crise est loin d’être terminée et les besoins sont immenses ». L’OMS estime qu’au moins sept milliards de dollars seront nécessaires pour réhabiliter le système hospitalier dévasté par le conflit. Actuellement, seulement 14 hôpitaux sur 36 fonctionnent pleinement à Gaza.

Une population dans un état critique

D’après Nabil Tabbal, responsable des urgences sanitaires à l’OMS, au cours du cessez-le-feu jusqu’à présent, *89 personnes ont été tuées* et environ *317 blessées*. M. Tedros souligne également que plus de 170 000 personnes souffrent encore des conséquences du conflit : « Plus de 5 000 amputées et 3 600 souffrant de graves brûlures », note-t-il. L’OMS continue son action sur place ; elle a facilité l’évacuation récente de *41 patients* et *145 accompagnateurs*. Cependant, M. Tedros met en lumière qu’il reste encore « *15 000 patients* qui ont besoin d’être soignés en dehors de Gaza », dont *4 000 enfants*.

Appel urgent aux pays partenaires

Pour faire face à cette situation critique, il appelle davantage pays à accueillir ces patients nécessitant des soins spécialisés et demande instamment qu’Israël autorise « *l’ouverture de tous les points de passage* afin que davantage puissent être transférés vers des hôpitaux égyptiens ». Depuis le début du conflit armé avec Israel, plusde *700 personnes sont décédées en attendant leur évacuation*, illustrant ainsi l’urgence d’une réponse internationale appropriée face à cette catastrophe humanitaire persistante.

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