“Queens of the Dead” : hommage et renouveau dans l’univers des zombies
Le film « Queens of the Dead », réalisé par Tina Romero, sortira en salles ce vendredi. Fille du célèbre réalisateur de films d’horreur George Romero, elle rend hommage aux traditions de son père tout en innovant dans l’approche du genre zombie. Avec une touche moderne, le film aborde également des thèmes sociaux contemporains.
Tina Romero et les règles de son père sur les zombies
Dans une récente interview, Tina Romero a expliqué qu’elle a respecté les règles établies par son père concernant la nature des zombies, qui sont issus de son célèbre film « Night of the Living Dead » sorti en 1968. L’un des commandements essentiels que Tina a voulu préserver est celui des « zombies lents ». Elle souligne ainsi : « Pas de zombies en fuite.

Il faut être lent. C’est la règle importante n°1 ». Malgré cela, elle a rencontré des difficultés pour s’assurer que ses figurants respectaient cette règle.
Elle raconte : « Tu dois être lent, plus lent que tu ne le penses », ajoutant un conseil pratique aux acteurs :… “choisissez deux parties de leur corps qui ne fonctionnent pas”.
Une apocalypse zombie contemporaine
L’intrigue de *Queens of the Dead* se déroule lors d’un spectacle dans un club de dragsters à New York, où une épidémie de zombies éclate. Curieusement ces créatures utilisent encore leurs smartphones.
Pour Tina Romero, cette vision du monde moderne lui semble pertinente : « Je me promène et je me dis que nous sommes tous des zombies au téléphone ». Ce commentaire illustre la préoccupation majeure qu’elle souhaite transmettre à travers ce métrage. Elle évoque également sa volonté d’aborder divers sujets sociaux tels que la dépendance aux appareils numériques, déclarant : « Cela m’a vraiment fait flipper. depuis que j’ai cette petite boîte ».
Les influences visuelles et techniques
Respectueuse des principes établis par son père tout en réinterprétant le genre pour les temps modernes, Tina Romero ajoute aussi plusieurs éléments contemporains au récit apocalyptique habituel. De plus, la chef du département maquillage, Christina Grant, combine habilement le visage vert traditionnel des zombies avec le glamour typique du milieu drag queen. « Je voulais donner du glamour aux zombies », explique-t-elle.
Tom Savini, maquilleur ayant travaillé sur plusieurs œuvres emblématiques comme *Dawn* et *Day of the Dead*, effectue une apparition caméo en tant que maire dans ce nouvel opus atypique.
L’héritage familial et l’innovation personnelle
Bien qu’elle ait grandi dans l’univers cinématographique créé par son père et ait participé à plusieurs projets antérieurs comme *Monkey Shines*, *Bruiser* ou encore *Land of the Dead*, Tina adorait réaliser un cinéma qui lui soit propre. Ainsi dit-elle : « Ces grosses chaussures (à remplir) étaient intimidantes ».
Son parcours académique à la Tisch School for the Arts montre également sa détermination à acquérir toutes les compétences nécessaires au sein du métier : « Mon père m’a dit : « Tu n’as pas besoin d’aller à une école de cinéma » , mais je le voulais vraiment ». Avec *Queens of the Dead*, elle espère non seulement honorer l’héritage légué par George Romero mais aussi faire émerger sa voix unique au sein d’une saga familiale emblématique du cinéma horreur américain moderne. Le film promet ainsi d’être un mélange enrichissant entre tradition classique et préoccupations sociétales actuelles.