Abandonner mon emploi à 700 000 $ m'a effrayé, mais ce risque m'a appris sur l'argent et le bonheur

Chapô : Jay Gengelbach, ancien ingénieur logiciel chez Verily, a quitté un emploi très rémunérateur de 700 000 $ en raison d’un mal-être professionnel. Depuis sa démission, il se sent plus épanoui dans son nouveau rôle et perçoit une augmentation de sa rémunération.

Une carrière façonnée par les géants de la technologie

Jay Gengelbach a débuté sa carrière chez Google en tant qu’ingénieur logiciel après avoir obtenu son diplôme en 2006. « J’ai adoré dire aux gens que je travaillais chez Google ; c’était un insigne d’honneur », témoigne-t-il. Après environ douze ans dans cette entreprise réputée, il rejoint Verily, une société de l’écosystème Alphabet, en 2018 pour y travailler pendant six années.

Là-bas, Gengelbach atteint un salaire annuel culminant à 700 000 $. Cependant, à la mi-2024, face à un sentiment grandissant de mécontentement professionnel, il prend la décision difficile de démissionner malgré le risque financier que cela engendre. « Faire le saut était effrayant », admet-il.

Difficultés du management et rupture avec Big Tech

Le quotidien au sein des entreprises technologiques s’est intensifié pendant la pandémie et les licenciements successifs ont ajouté une pression considérable sur lui. En tant que manager chez Verily, il ressentait l’isolement : « Ne pas avoir de relations avec ses pairs était très isolant ».

« Je pensais retourner chez Google », confie-t-il. Mais conscient directement des difficultés rencontrées par les employés dues aux restructurations récentes dans diverses entreprises du secteur tech comme celles-ci ne lui semblaient plus idéales.

Un tournant pour retrouver l’épanouissement

Avec le soutien familial et thérapeutique nécessaire, Gengelbach choisit finalement de quitter Verily. Il avait suffisamment d’économies pour envisager une période sans revenu stable tout en cherchant activement un nouveau travail qui correspondrait mieux à ses valeurs personnelles ainsi qu’à ses aspirations professionnelles.

Après quelques mois de recherches allant jusqu’en octobre 2024 où il décroche un poste d’ingénieur distingué en télétravail au sein d’une compagnie d’assurances, il accepte finalement un autre rôle chez Vercel, une entreprise axée sur la création d’infrastructures web. À ce moment-là, Gengelbach planifie également son déménagement au Canada prévu pour juillet 2025 avec sa famille.

L’argent ne fait pas le bonheur

Gengelbach réalise rapidement que même s’il avait gagné beaucoup dans le monde des grandes entreprises technologiques constituant alors Big Tech, ce style de vie n’était pas durable ni épanouissant selon lui : « Mon salaire m’a permis d’économiser beaucoup mais cela a également signifié que mon style de vie s’est gonflé ».

En conséquence directe de cette décision professionnelle courageuse est le recentrage sur ses priorités personnelles et familiales : débarrasser leur maison coûteuse incluant une piscine et réduire leur train-train quotidien après leur déménagement au Canada sont des changements nécessaires qui illustrent leur nouvel état d’esprit.

Récemment évaluée à 9 milliards $, Vercel offre également des opportunités potentielles via des actions qui pourraient s’avérer bénéfiques financièrement à long terme pour Jay Gengelbach. La mise hors jeu des préoccupations liées uniquement à l’argent lui permet désormais « de résoudre à nouveau des problèmes difficiles » plutôt que d’être accablé par les responsabilités managériales pesantes.

Gendelbach conclut ainsi son parcours exceptionnel: inhabituel forcer une dynamique renouvelée provoquée dès lors qu’il affirme clairement comprendre désormais que « l’argent ne fait pas le bonheur ».

Passionné de sport et grand fan de la NBA je m’intéresse autant aux grands événements internationaux qu’aux histoires humaines qui se jouent en coulisses. Curieux et amateur de voyages, j’aime transmettre l’énergie et les émotions qui font vibrer le monde du sport.