Chute des prix de l’argent : une hausse volatile et risquée
L’année 2023 marque un tournant pour le marché des métaux précieux, avec une hausse significative du prix de l’argent qui a atteint plus de 70 %, surpassant ainsi la progression de 50 % de l’or. Cependant, cette montée fulgurante semble fragile, incitant les analystes à exprimer leur prudence quant à sa durabilité.
Le rallye impressionnant de l’argent
Au début du mois d’octobre 2023, le prix de l’argent a continué sa course ascendante en atteignant un niveau record à 51,38 dollars l’once, tandis que celui de l’or s’est élevé à environ 4 060 dollars l’once, après avoir dépassé les 4 000 dollars. Cette dynamique positive est alimentée par les attentes autour des baisses potentielles des taux d’intérêt décidées par la Réserve fédérale (Fed) et par une demande accrue pour ces actifs considérés comme refuges.
Le catalyseur récent derrière cette flambée des prix fut l’annonce faite par le président américain Donald Trump, relançant la guerre commerciale avec la Chine via des droits de douane supplémentaires pouvant atteindre 100 % sur certaines importations chinoises.
Une volatilité inquiétante
Malgré ces gains notables, les analystes de Goldman Sachs mettent en garde contre la montée instable du métal blanc. Ils notent que si à moyen terme, il peut continuer à afficher des gains grâce aux ajustements potentiels effectués par la Fed sur ses taux directeurs, « à court terme, nous constatons une volatilité et un risque de baisse des prix nettement plus élevés pour l’argent que pour l’or », ont-ils observé dans une note publiée dimanche.
Les experts soulignent également que le marché de l’argent est beaucoup plus petit, environ neuf fois moins important que celui de l’or, ce qui signifie qu’une variation même légère peut provoquer d’importants mouvements dans son cours.
Origines différenciées des tendances
Traditionnellement, argent et or évoluent ensemble sur le marché ; cependant, leur relation s’est distendue ces dernières années. Les achats soutenus d’or par les banques centrales ont propulsé son cours vers le haut alors que « l’argent n’a pas le profil institutionnel et économique qui soutient l’or », expliquent les analystes. Ils ajoutent qu’il ne constitue pas un actif reconnu dans les réserves monétaires mondiales gérées par les États.
La structure physique même des deux métaux joue un rôle : « Un milliard de dollars d’or tient dans une valise ; la même valeur en argent remplit un gros camion. » Cela rend donc davantage attractif et pratique pour les banques centrales détentrices d’or leurs réserves.
Un avenir incertain
Face au potentiel volatilité observée chez ceux qui investissent massivement dans ce type d’actifs refuge lors période d’incertitude macroéconomique, investir dans argent revient parfois à “jouer avec le feu”. Selon Goldman Sachs : « Sans tentative rapide visant à stabiliser ses prix , tout retrait temporaire ou régime monétaire pourrait se traduire par une correction disproportionnée ».
Cette analyse prémontre que bien qu’une tendance haussière soit possible tant qu’une régulation adéquate est maintenue sur ce métal précieux largement influencé par divers facteurs externes économiques peu contrôlés.
À mesure que le marché reste sous pression due aux fluctuations imprévues globalement liées aux orientations économiques futures américaine ou encore internationales ,la légitimité en faveur inoxydable demeure toujours réservée inversément envers l’or capitalisé depuis longtemps en tant qu’actif refuge certain mais laborieusement scruté lui-même face aux risques cambistes actuels…