Soulja Boy, de son vrai nom Deandre Cortez Way, a témoigné mardi dans un procès civil en Californie où il est accusé d’agression et de violence par une ancienne assistante personnelle. Il conteste vigoureusement les accusations portées contre lui, affirmant que la relation était consensuelle. Les témoignages des deux parties mettent en lumière des allégations complexes d’abus et de manipulation au sein de leur dynamique.
- Soulja Boy nie les accusations d'agression et de viol.
- Il affirme que la relation avec l'accusatrice était consensuelle.
- L'avocat pose des questions sur la nature de leur relation.
- La plaignante raconte des abus et peur pour sa famille.

Soulja Boy nie toute accusation d’agression
Lors du procès civil qui s’est tenu à Santa Monica, Soulja Boy a fermement déclaré qu’il n’avait « jamais » agressé la femme qui l’accuse. Elle prétend avoir été victime de violences physiques et sexuelles pendant leur relation à partir de 2019. Le 19 mars, lors de son audition, elle a décrit comment elle aurait été violée pour la première fois dans une salle de bain lors d’une descente policière.
En réponse aux accusations, Way a reconnu qu’un rapport sexuel avait eu lieu le jour où la police est intervenue chez lui en février 2019. Toutefois, il insiste sur le fait que cela s’est produit avec consentement, affirmant : « Je lui ai demandé si elle voulait avoir des relations sexuelles, et elle y était engagée ».
La défense soulève des questions sur la nature de leur relation
L’avocat Rickey Ivie a interrogé Soulja Boy sur divers détails concernant sa liaison avec l’accusatrice. Après sa libération d’une incarcération pour violation de probation le 14 juillet 2019, il a invité cette dernière à vivre avec lui comme partenaire intime dans une nouvelle maison. Ivie a notamment révélé :
« Avez-vous déjà frappé le demandeur dans la bouche ? »
Way a répondu avec dédain : « Bien sûr que non, et c’est une allégation dégoûtante ».
Il affirme également que Doe n’a jamais été son employée mais plutôt une assistante dans un cadre informel alors qu’il avait besoin d’aide.
Témoignage troublant sur les abus présumés
La plaignante Jane Doe témoigne avoir subi diverses formes d’abus pendant deux ans sous leur régime commun. Elle raconte notamment qu’elle avait peur pour sa vie lorsque Soulja Boy l’a menacée en indiquant qu’il savait où vivait sa mère. Avec émotion, elle précise :
« J’avais peur de ce qu’il ferait à ma famille »,
et évoque des pratiques humiliantes telles que ne pas recevoir suffisamment à manger durant cette période difficile.
Doe ajoute avoir signalé ses allégations auprès des autorités en décembre 2020; cependant les procureurs ont classé l’affaire sans suite pour manque de preuves suffisantes.
Contextualisation entourant les autres accusations portées contre Soulja Boy
Les accusations de Jane Doe ne sont pas isolées ; elles font écho à d’autres allégations similaires ayant émergé contre Soulja Boy au fil des années. En effet, plusieurs femmes dont Kayla Myers et Nia Riley ont aussi porté plainte contre lui pour agression physique et sexuelle.
Myers soutient avoir été menacée par Soulja Boy lors d’une dispute brutale alors qu’elle était enceinte tandis que Riley accuse également le rappeur d’avoir agi violemment sous prétexte amoureux impliquant menace avec une arme.
Conclusion : Un procès aux enjeux importants se poursuit
Le procès actuel devrait se terminer prochainement avec les plaidoiries finales attendues ce jeudi après plusieurs semaines tendues devant un jury qui doit maintenant évaluer ces accusations graves diant disputes juridiques croisées entre preuves textuelles et témoignages humains douloureux.