Rauw Alejandro emmène le reggaeton dans de nouveaux endroits audacieux sur 'Vice Versa'

Dans la culture actuelle du reggaetoneros, Rauw Alejandro s’est imposé comme un homme de la chanson et de la danse des temps modernes, un interprète défini par son sens du spectacle naturel et sa chorégraphie rigoureuse sur scène. Avec son deuxième album Vice versa, le chanteur portoricain projette le reggaeton dans le futur, accroissant sa polyvalence en incorporant de la pop, de la drum’n’bass et d’autres styles.

Rauw Alejandro emmène le reggaeton dans de nouveaux endroits audacieux sur ‘Vice Versa’

Le reggaeton reste le roi de la scène musicale latine, mais il atteint un point où les chansons deviennent répétitives. Avec son premier album, l’an dernier Afrodisíaco, Alejandro commençait à tester les eaux du genre. Dans Vice versa, il retourne le script et s’appuie pleinement sur son intuition innovante. Avec des collaborations récentes avec Selena Gomez, Jennifer Lopez et Christina Aguilera, Rauw se consolide comme la prochaine star de la pop latine et ce dernier album en témoigne.

Alejandro donne à la musique reggaeton une touche électronique dans des chansons comme le rêveur « Nubes » et le séduisant « Sexo Virtual ». Ce dernier pourrait être une mise à jour latine de l’hymne en ligne de *NSYNC « Digital Get Down ». En rendant hommage aux racines perreo de Porto Rico dans « La Old Skul », il élève le classique « En La Cama » de Nicky Jam et Daddy Yankee en un banger de club hypnotique.

Les meilleurs moments de Vice versa sont quand Alejandro sort complètement de la boîte. L’étonnante vedette est « Desenfocao », qui mélange la synth-pop des années 80 avec le funk entraîné par des cloches de vache. « Même les drogues ne peuvent effacer votre mémoire », chante-t-il, pris dans une romance éclair. Il fait rage contre la machine dans « Cuándo Fue », son baiser scellé par une explosion sonore de drum’n’bass. À l’autre extrémité du spectre, la chanson d’amour d’Alejandro « Todo De Ti » est un délice ensoleillé et disco. Il s’aventure également dans le baile funk brésilien dans le « Brazilera » plein d’entrain aux côtés de la superstar du pays Anitta.

Tout n’est pas haut Vice versa. « Aquel Nap ZzZz » porte bien son nom en tant que snoozer de piège latin et « Cosa Guapa » prend trop de temps pour passer de l’un des moments de chute de l’album à une explosion de musique house. Mais ce sont des points lents sur un grand album qui semble toujours aller dans n’importe quelle direction. Il n’y a pas de limites au flux malléable d’Alejandro.