Chapô : Le chorégraphe Felix « Fefe » Burgos a déposé un procès contre Epic Games, arguant que sa chorégraphie pour la vidéo « Touching the Sky » d’Alejandro Rauw a été utilisée dans le jeu Fortnite sans son autorisation. Cette dénonciation soulève des questions sur les droits d’auteur et l’utilisation des créations artistiques dans le domaine numérique.
La plainte de Burgos contre Epic Games

Felix « Fefe » Burgos, chorégraphe renommé, accuse Epic Games d’avoir incorporé sans autorisation ses mouvements de danse issus de la vidéo « Touching the Sky » dans leur jeu populaire Fortnite. La danse, nommée également « Touching the Sky », a été introduite plus tôt cette année et est proposée aux joueurs pour 500 V-Bucks dans la boutique d’articles du jeu.
Dans son procès, l’équipe juridique de Burgos affirme que la société a commis une « violation effrontée » de ses droits d’auteur en utilisant sa chorégraphie qu’il avait enregistrée auprès du bureau américain des droits d’auteur en 2024, peu après le lancement du clip qui a depuis recueilli plus de 9 millions de vues. Les avocats soutiennent qu’Epic n’a pas cherché à obtenir l’autorisation ou à indemniser Burgos pour l’utilisation de ses créations.
Burgos revendique ainsi que « Epic a fait fortune à partir du détournement illégal et injuste» des œuvres créatives sans compenser les artistes concernés. Il demande que Fortnite cesse d’utiliser sa danse et souhaite récupérer les bénéfices réalisés grâce à celle-ci.
Un représentant d’Epic Games n’a pas encore répondu à cette accusation.
Des antécédents juridiques autour des droits d’auteur
Ce n’est pas la première fois qu’Epic se voit accusé d’appropriation non autorisée de mouvements de danse. En 2018, le rappeur 2 Milly avait déjà porté plainte suite au lancement par Fortnite de l’émote inspirée par sa danse virale intitulée Milly Rockune action qui s’était soldée par un abandon du litige.
Par ailleurs, le procès cité par Burgos mentionne aussi une affaire précédente impliquant le chorégraphe Kyle Hanagami, lequel avait également accusé Epic pour avoir créé une émotion à partir de sa chorégraphie pour Charlie Puth. Bien que leur désaccord ait été réglé à l’amiable, cela avait jeté in fine les bases pour réexaminer comment les cas liés aux violations des droits d’auteur peuvent être jugés concernant les œuvres choreographiques.
Le jugement rendu sur ce dernier cas souligne qu’une vision globale doit être adoptée lorsde l’évaluation des plaintes portant sur les abus relatifs aux mouvements dansés : « Réduire la chorégraphie aux ‘poses’ ressemblerait à réduire la musique à des ‘notes’ ».
certains exemples authentiques commencent effectivementà émerger dans lesquels hautes instances s’interrogent maintenant sur leur ligne recommandante face au respect légallementesthétique artistique; cependant Hagani précise que malgré ces discussions connectétées avec Épic ,“des démarches doivent encore être prendre afinauprèsdes jeunes artistes”.
Ainsi existe-t-il un besoin urgent pour une meilleure protection juridique visant spécifiquement le travail créatif afin qu’artistes connus tels que Burgoss’puissent bénéficier correctementde leurs contributions artistiquesdansun paysage numérique changeant où leurs travaux sont fréquemment exploitéset utilisés sans délaisserles offres licites appropriées.