Agathe Gérin, talonneuse du XV de France, traverse une période tragique en pleine Coupe du monde féminine de rugby. Elle a récemment perdu un de ses jumeaux à naître tout en célébrant la naissance de son fils Léonard. La joueuse évoque la dualité émotionnelle entre sa tristesse et sa joie.
- Agathe Gérin a perdu un jumeau à naître avant la Coupe du monde de rugby.
- Elle vit une dualité émotionnelle entre tristesse et joie, notamment avec la naissance de Léonard.
- Elle insiste sur l'importance d'être un modèle pour ses enfants malgré ses épreuves.
- Le soutien familial et des coéquipières lui permet de mieux gérer cette période difficile.

Un drame personnel avant le tournoi
Avant le début de la Coupe du monde féminine de rugby qui se déroule actuellement en Angleterre, Agathe Gérin, originaire de Bordeaux, a dû faire face à une terrible épreuve personnelle. Début août, elle a perdu l’un de ses jumeaux à naître, prénommé Aimé, tandis que sa femme Adèle a donné naissance à leur second enfant, un petit Léonard, le 19 août, prématurément à 28 semaines.
« Une douleur indicible » est ainsi commentée sur Instagram il y a deux semaines. Le terme était initialement prévu pour novembre. Après cette perte tragique, Adèle a été hospitalisée au CHU de Bordeaux.
Les épreuves et détermination sur le terrain
Elle souligne l’importance d’être un exemple pour leurs enfants en affirmant : « Il ne s’agit pas juste de jouer au rugby : il s’agit d’être le modèle le plus inspirant possible pour nos enfants ». À mi-parcours du tournoi, elle confie avoir ressenti des émotions contradictoires mais reste motivée : « Je suis là pour le rugby. Pour ma famille qui se bat ». Cependant, elle ne cache pas sa peine face aux évènements récents.
Le choc des émotions
Agathe décrit les jours après avoir appris la perte d’Aimé comme particulièrement éprouvants. « Nous avons quatre jours pour nous mettre dans notre bulle et se dire “Qu’est-ce qu’on fait ?” », explique-t-elle avec calme. La jeune maman ressent un mélange profond entre tristesse et bonheur : « Le plus difficile, c’était ça… Ce choc des émotions entre tristesse et bonheur ». Cette démarche lui permettrait ainsi d’avancer sereinement.
Un précieux soutien collectif
Auprès des médias tels que « Rugbyrama », Agathe Gérin met également en lumière l’importance du soutien familial et celui des coéquipières durant cette période compliquée. Malgré son dilemme de jongler entre ses responsabilités familiales et sportives, garder auprès d’elle leur fille Nina née en mars 2022, elle exprime sa gratitude envers ceux qui l’entourent.
Elle conclut par une note positive concernant les liens créés grâce à ce drame personnel : « En parler m’a vraiment apaisée ». Cette expérience souligne non seulement les défis personnels qu’elle affronte mais aussi la force collective dont elle bénéficie au sein du XV français.
Ainsi poursuivant son parcours au cœur d’une compétition mondiale marquée par l’intensité sportive et humaine, Agathe Gérin illustre magnifiquement une résilience partagée contre vents contraires dans un moment où tantôt douleur fait écho à joie.