Une nouvelle adaptation décevante
Le récit « Le Stand », une œuvre emblématique de Stephen King, raconte la chute de la société à travers le prisme d’une super pandémie éliminant 99% de l’humanité. Ce roman met en scène le personnage maléfique Randall Flagg, opposé à des figures bienveillantes comme Abigail, qui dirige les citoyens dans un bastion de liberté à Boulder.
La première adaptation télévisuelle a eu lieu en 1994 sous la direction de Mick Garris, récoltant deux Emmy Awards sur six nominations. La plus récente série limitée a été lancée sur CBS All-Access, maintenant devenue Paramount +, avec des espoirs élevés pour une vision modernisée grâce à son budget accru.

Cependant, malgré ces atouts apparents, cette nouvelle version n’a pas su s’imposer et serait même tombée loin des attentes des fans.
Le remake apporte peu de nouveau
L’adaptation 2020 se compose de neuf épisodes mais peine à évoluer par rapport aux éléments établis dans l’ancienne mini-série. Bien que les deux versions manquent parfois d’exécution parfaite et abandonnent certains personnages clés au profit d’autres moins significatifs, celle-ci semble avoir prolongé ses échecs narratifs.
L’accent mis sur certains personnages importants engendre un déséquilibre. Par exemple, le personnage du Trashcan Man perd toute sa complexité alors que plusieurs protagonistes reçoivent moins d’attention qu’ils ne devraient avoir selon le livre originel.
Cette version multiplie les flashbacks au détriment d’une progression narrative fluide; elle dilue ainsi l’intensité du parcours dramatique proposé par King tout en donnant trop souvent la priorité à une exposition quotidienne plutôt qu’aux événements tragiques découlant du fléau.
Une réinterprétation contestée
Owen Teague interprète Harold Lauder, un personnage complexe dont on suit le développement psychologique accentué dans cette édition. Ses motivations sont élargies au détriment des véritables héros tels que Stuart Redman ou même Flagg lui-même. Son évolution personnelle prend trop souvent le devant comparativement aux enjeux globaux représentés dans l’œuvre originale.
« Harold se concentre plus que les personnages majeurs comme Nick Andros ou Glen Bateman » souligne un critique concerné.
Pourquoi préférer la mini-série ?
« Ma déception avec cette série est criante car c’est une œuvre qui m’a profondément marqué », confie un amateur ardent ayant vu grandir sa passion grâce au matériau original.
Bien sûr, certaines qualités résident également dans ce remake : performances solides notamment celles liées à Alexander Skarsgård incarnant Randall Flagg ainsi qu’à James Marsden. Mais ces éléments perçus comme positifs ne suffisent pas toujours pour masquer les insuffisances narratives graves présentes tout au long des épisodes.
La place laissée vide pose ainsi questionnements futurs quant aux possibles adaptations cinématographiques ou télévisuelles basées sur cet univers emblématique créé par Stephen King.