Le responsable de l'IA à la Maison Blanche indique que la reprise des ventes de puces Nvidia en Chine vise à limiter la croissance de Huawei.

Nvidia reprend ses activités de vente en Chine pour contrer Huawei

  • Nvidia reprend ses ventes en Chine pour limiter la croissance de Huawei.
  • Cette stratégie vise à empêcher Huawei d'accéder à une part importante du marché chinois.
  • Les puces vendues sont techniquement inférieures mais permettent de concurrencer Huawei.
  • Ce changement s'inscrit dans un contexte tendu entre les États-Unis et la Chine.

Le responsable de l’IA à la Maison Blanche indique que la reprise des ventes de puces Nvidia en Chine vise à limiter la croissance de Huawei

La décision de l’administration Biden de permettre à Nvidia de vendre ses puces H20 en Chine est vue comme un moyen stratégique pour limiter l’influence de Huawei. David Sacks, conseiller à la Maison Blanche, souligne que cette démarche a un « argument convaincant » contre le géant chinois des télécommunications.

Une stratégie ciblée sur Huawei

il a affirmé : « Il y a un argument convaincant ici que vous ne voulez tout simplement pas remettre à Huawei tout le marché chinois lorsque Nvidia est capable de concurrencer une grande tranche avec une puce obsolète et moins compétente ».

Le 14 juillet, Nvidia a annoncé qu’elle « déposait des demandes pour vendre à nouveau le GPU NVIDIA H20 ». Ce modèle est conçu pour répondre aux restrictions d’exportation imposées par le gouvernement américain. En effet, cette puce H20 est technologiquement inférieure aux autres produits proposés par Nvidia. Selon l’entreprise, les licences nécessaires devraient être accordées rapidement.

Un contexte compliqué pour Nvidia

En avril dernier, la société avait exprimé ses craintes concernant les restrictions imposées par l’administration Trump qui avaient conduit à s’attendre à un coût potentiellement élevé d’environ 5,5 milliards de dollars dues aux limitations sur les ventes vers la Chine.

Sacks qualifie ce changement d’« nuancé » et déclare qu’il fait sens dans le cadre « de la menace posée par Huawei ». Il ajoute : « Nous ne vendons pas nos dernières grandes puces à la Chine. mais nous pouvons priver Huawei d’avoir essentiellement cette part de marché géante en Chine qu’ils peuvent ensuite utiliser pour évoluer et rivaliser avec nous à l’échelle mondiale ».

Concernant la concurrence technologique entre États-Unis et Chine, Sacks précise que malgré un retard présumé de un an et demi à deux ans dans leur conception des puces, « Huawei se déplace rapidement pour rattraper son retard ».

Des voix alarmantes au sein du secteur

D’autres figures influentes comme Jensen Huang, PDG de Nvidia, ont également exprimé leurs inquiétudes face aux ambitions grandissantes de Huawei en matière d’intelligence artificielle. Dans une interview publiée par le Financial Times en mars dernier, Huang a déclaré que Huawei représente la « société technologique la plus redoutable » en Chine.

Avec ce retournement stratégique sur le marché chinois prévu par Nvidia après sa déclaration récente, les actions du groupe ont grimpé jusqu’à 5%, indiquerait-on dans divers médias financiers.

Pour finir, alors que ces développements se déroulent dans un climat déjà tendu autour des relations commerciaux entre Washington et Pékin, il sera crucial d’observer comment ces décisions influenceront non seulementle secteur technologique mais aussi plus largement les relations internationales.

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