Orrin Onken, un avocat à la retraite spécialisé dans le droit des aînés, exprime son souhait de ne pas être pris en charge par ses enfants durant sa vieillesse. Malgré les inquiétudes soulevées lors des discussions familiales sur les arrangements de soins de longue durée, il préfère envisager une vie assistée où des professionnels s’occuperaient de lui.
- Orrin Onken, avocat à la retraite, préfère une maison de retraite à la dépendance familiale.
- Il note que la gestion du quotidien devient plus difficile avec l'âge.
- Onken souligne que l'amour familial n'est pas toujours suffisant pour remplacer une formation professionnelle en soins.
- Il souhaite que ses enfants puissent profiter de leurs carrières sans devoir s'occuper de lui.

À 78 ans, Orrin Onken évoque avec franchise les défis liés au vieillissement. « À mesure que ma femme et moi vieillissons, nous avons besoin de plus d’aide dans la maison chaque année », confie-t-il. La gestion du quotidien devient un fardeau alors qu’ils se rapprochent de décisions cruciales concernant leur futur logement.
Onken a passé vingt ans à pratiquer le droit des personnes âgées et a observé plusieurs catastrophes liées aux soins informels apportés par des membres de la famille. Il note que souvent, c’est le membre le plus âgé qui prend en charge ce rôle. Pour lui, cette situation peut conduire facilement à l’épuisement : « L’amour et l’affection sont de mauvais substituts à la formation professionnelle ». En effet, il insiste sur le fait qu’il peut y avoir un moment où l’amour ne suffit plus pour répondre aux besoins croissants d’un parent.
Dans son expérience professionnelle, il a fréquemment dû expliquer aux familles que fournir des soins nécessite non seulement du temps mais aussi une expertise adaptée. Un incident marquant a impliqué une famille prisonnière d’un système financier précaire où un soignant continuait à s’occuper d’un parent âgé tout en étant dépassé par ses besoins médicaux croissants.
Concernant ses propres enfants, Onken souhaite qu’ils profitent pleinement de leurs carrières respectives sans se sentir obligés d’assumer le rôle d’aidants. « Nous voulons qu’ils terminent ces années finales et les plus rentables de leur carrière », précise-t-il.
Bien qu’ayant vu sa part d’établissements négligents dans le domaine des soins prolongés, Orrin Onken est résolument tourné vers cette option : « Je vais y tenter ma chance ». Il privilégie ainsi une forme autonome au sein même du système professionnel pour gérer son avenir plutôt que dépendre entièrement du soutien familial.
L’expérience d’Orrin Onken soulève une question cruciale quant à la prise en charge future des personnes âgées : entre l’obligation familiale et les services professionnels qualifiés, quel modèle garantit un mieux-être optimal ?
Les défis du vieillissement
Augmentation des besoins en aide
À mesure que la population vieillit, les besoins en aide domestique augmentent, rendant la gestion quotidienne de plus en plus complexe.
Épuisement des aidants familiaux
Le rôle d’aidant familial peut entraîner un épuisement rapide, surtout lorsque les compétences nécessaires ne sont pas présentes.
Les alternatives professionnelles
Qualité des soins
Les professionnels de santé offrent une formation et une expertise qui ne peuvent pas toujours être remplacées par l’amour familial.
Flexibilité et autonomie
Les services professionnels permettent une plus grande flexibilité et autonomie pour les personnes âgées, réduisant ainsi l’impact sur la vie des aidants.