Clint Hill, ancien garde du corps de Jackie Kennedy, partage des souvenirs poignants de sa vie avec la First Lady dans un témoignage fascinant. Entre confidences et moments marquants, il dresse un portrait d’une femme à la fois vulnérable et résiliente.

Les débuts chez les Kennedy
Clint Hill était réticent à l’idée d’être nommé garde du corps de Jackie Kennedy, qu’il considérait comme une sanction après avoir servi auprès de Dwight Eisenhower. Lors de leur première rencontre le 11 novembre 1960, quelques jours après l’élection de son mari, Hill fut impressionné par sa beauté et son élégance.
« J’avais 28 ans, je ne me voyais pas courir les thés dansants et les galas de charité avec la First Lady », confie-t-il sur ses premières impressions.
Une relation évolutive
Au fil du temps, Clint Hill parvint à bâtir une relation amicale avec Jackie. Bien qu’ils aient partagé des moments intimes et complices, il réfute l’idée d’un amour secret entre eux. « Je l’appelais “Mrs. Kennedy” ; elle, “Mr. Hill” », précise-t-il.
Un souvenir marquant est celui où Jackie lui a demandé une cigarette lors d’un trajet en voiture. « Ce sera un de nos petits secrets », avait-elle chaleureusement dit.
L’engagement envers son image
Jackie Kennedy tenait beaucoup à son image publique. Elle était très affectée lorsque le magazine Life publia une photo embarrassante d’elle tombant de cheval. Au cours des voyages aussi bien officiels que privés, Jackie gardait toujours un souci du détail pour préserver son image.
Hill se rappelle : « J’ai vu Mrs. Kennedy furieuse contre le magazine “Life”. »
Les voyages mémorables
Les voyages officielles ont souvent été grandioses sous sa direction, notamment lors de sa visite en France où elle fit forte impression sur Charles de Gaulle. « La foule parisienne l’acclamait », témoigne Hill. En plus des événements publics rayonnants, ils passaient leurs week-ends dans la maison familiale à Glen Ora, où elle s’adonnait à sa passion pour l’équitation.
Des épreuves personnelles
Le déclin personnel commença avec la naissance prématurée du fils Patrick en août 1963 qui décéda peu après sa naissance. Cette tragédie affecta profondément Jackie ; cependant, elle retrouva rapidement le sourire grâce à une croisière proposée par Aristote Onassis.
« Ce voyage a fait un bien fou à Mrs. Kennedy », assène Clint Hill sur ce moment crucial avant que la situation ne devienne fatidique.
Le jour tragique
Le 22 novembre 1963, jour où JFK fut assassiné alors qu’il était en promenade dans Dallas avec Jackie et Clint Hill est gravé dans les mémoires pour ses événements dévastateurs :
« Un premier coup retentit. puis je vois le président se tenir la gorge », décrit Hill en revenant sur cette journée fatale marquée par une succession tragique des événements qui aboutirent au décès presqu’immédiat du président.
Hill se souvient également du comportement stoïque mais désespéré de Jacqueline durant ces moments difficiles : « Elle voulait montrer à la face du monde ce qu’on avait fait à son mari ».
Vie après JFK
Après cet événement tragique et personnalisé par cette profonde tristesse partagée au cours des derniers instants ensemble sur Air Force One jusqu’à son départ définitif le 6 décembre 1963, Jackie trouva refuge auprès d’un appartement new-yorkais au 1040 Fifth Avenue où elle vécut pendant trois décennies.
Dans ce reflet intime délivré par Clint Hill dans « Mrs. Kennedy and Me » , c’est donc toute une époque qui revient vivant devant nous comme emblématique tant celle-ci rime parfois avec drame mais aussi avec éclats lumineux susceptibles non seulement d’évoquer mais surtout faire réfléchir sur l’héritage endurant laissé derrière elles ces figures légendaires telles que Jacqueline Bouvier Kennedy Onassis.