« Je n'ai plus rien à risquer. »

Rachel Legrain-Trapani lève le voile sur ses années Miss France dans un one woman show

  • Rachel Legrain-Trapani raconte son parcours de Miss France et ses défis personnels dans un spectacle.
  • Elle aborde avec humour ses relations difficiles avec l'organisation et ses expériences post-reine.
  • Elle critique la pression médiatique et montre que les Miss sont des femmes vulnérables comme d'autres.
  • Elle valorise l'évolution du concours vers plus de diversité et souhaite continuer à soutenir les jeunes candidates.

« Je n’ai plus rien à risquer. »

Rachel Legrain-Trapani, élue Miss France 2007, partage ses réflexions sur son parcours de reine de beauté et l’impact qu’il a eu sur sa vie. Dans son one woman show intitulé « Pas si Miss que ça », elle évoque des souvenirs souvent troublés par les attentes du public et la réalité de sa vie après le concours.

Dans un cadre intimiste au XIXe arrondissement de Paris, Rachel Legrain-Trapani parle avec transparence des défis rencontrés durant son règne. Mêlant humour et introspection, elle revisite ces vingt dernières années et raconte comment l’écriture d’un spectacle s’est imposée à elle comme une nécessité.

« À 20 ans, juste après Miss France, j’ai fait une école de théâtre… mais je ne suis jamais allée au bout parce que l’écriture ce n’est pas mon truc », confie-t-elle. Après avoir repris le théâtre il y a trois ans avec une troupe amateur, Rachel décide finalement de se lancer dans ce projet.

Les coulisses du règne de miss France : souvenirs et mésaventures

Elle se remémore notamment ses relations parfois conflictuelles avec Sylvie Tellier puis Geneviève de Fontenay pendant son année en tant que Miss. Elle explique : « J’étais partagée entre la modernité et les valeurs traditionnelles . » Son expérience lui permet aujourd’hui d’aborder des thèmes tels que la pression médiatique qui pèse sur les reines de beauté.

« Les Miss France sont des femmes comme tout le monde, avec des failles et des déboires », souligne-t-elle pour rappeler la vulnérabilité sous les strass et paillettes.

Son passage par Pôle emploi ou encore les 35 kilos pris pendant sa première grossesse donnent à voir un aspect bien plus terre-à-terre du statut glamour qu’elle a occupé autrefois.

Rachel ne cache pas non plus avoir choisi une forme humoristique pour aborder ces sujets difficiles : « Je prends cela avec beaucoup plus d’auto-dérision aujourd’hui. C’est plus léger quand tout a été digéré ».

Entre rire et émotion, elle raconte également sa fugue durant son année en tant que Miss où elle souhaitait échapper à la pression qui pesait sur ses épaules.

Un regard critique sur l’évolution du concours

Consciente des critiques autour du concours aux valeurs parfois jugées dépassées, Rachel remarque l’évolution positive vers plus de diversité parmi les candidates actuelles : « […] Il n’y a plus seulement les filles de type mannequin filiforme ».

Avant même quelques jours avant ses représentations au Festival Off d’Avignon en juillet 2025, elle se dit motivée à continuer cet engagement auprès des nouvelles générations de candidates : « Avec Valérie Bègue et Alexandra Rosenfeld on a créé la ‘famille Miss France’ ».

À travers son spectacle « Pas si Miss que ça », Rachel Legrain-Trapani espère ainsi offrir un nouveau regard critique mais affectueux sur cette institution française qu’est le concours Miss Francemarquée par plusieurs décennies d’évolution sociétale.

Journaliste spécialisé dans l’actualité, je combine dix ans d’expérience en rédaction avec une curiosité constante pour la société et l’innovation. Marié et passionné de randonnée, j’aime partager une information claire, fiable et accessible à tous.