Jodie Foster : un échange captivant avec ses fans à Marrakech

Ce dimanche 30 novembre, Jodie Foster a participé à une rencontre au théâtre Meydene de Marrakech, animée par Andréa Picard. L’actrice américaine s’est livrée sans détour sur sa carrière et ses expériences, suscitant l’admiration du public présent.
Une actrice au franc-parler
Lors de cet événement, Jodie Foster a confirmé son caractère authentique. Elle a ouvert la discussion en évoquant son expérience sur le film Taxi Driver, où elle a décrit Robert de Niro comme « la personne la plus inintéressante au monde », ajoutant : « Je parlais à tout le monde, aux serveurs… tellement il n’avait rien à raconter ». Cette remarque a provoqué des rires dans l’auditoire composé de personnalités comme Chiara Mastroianni et Rebecca Zlotowski.
Foster s’est remémoré les défis liés à son rôle dans ce film emblématique, soulignant que malgré son jeune âge de 12 ans et un personnage « hypersexualisé », elle ne voulait pas porter des talons ou des vêtements provocants pour le tournage. Elle a également partagé une anecdote sur la manière dont sa mère l’a initiée au cinéma, précisant : « Je vis à L.A. et j’ai vu des films de Luchino Visconti.«
Les encouragements d’une mère
Son parcours professionnel est marqué par le soutien conditionnel de sa mère qui ne croyait pas en sa carrière d’actrice. « Elle m’a demandé si je voulais être docteure ou avocate », se souvient-elle. Voilà un reflet du désir maternel qu’elle lui impose tout en étant surprise que sa fille ait poursuivi une carrière d’actrice.
Deux Oscars qui marquent une carrière
Jodie Foster a remporté son premier Oscar pour Les Accusés, expliquant avoir abordé cette expérience sans préparation psychologique préalable. Elle concède : « Non, vous allez penser que je suis feignante ! Mais quand j’étais jeune, je ne me préparais jamais ». Le succès salué par un second Oscar pour Le Silence des Agneaux fut également discuté lors de cette rencontre intime. En évoquant la relation avec Anthony Hopkins, elle mentionne : « Il m faisait peur. À la fin du tournage, il m’a avoué que lui aussi avait peur de moi ».
Engagement envers le cinéma
Après avoir regardé ensemble un extrait du film Panic Room, Jodie Foster a glissé avec humour qu’elle était enceinte durant le tournage et que certaines scènes avaient nécessité jusqu’à 120 prises. Pour clore cet échange enrichissant d’une heure trente, elle affirme résolument : « Je ferai des films jusqu’à ma mort.«
Cet événement à Marrakech rappelle combien Jodie Foster reste passionnée par son métier malgré les aléas du passé et souligne l’importance des soutiens familiaux tout au long d’une carrière artistique exceptionnelle.