En Corse, Pauline Ferrand-Prévot et Marion Rousse, deux championnes du cyclisme féminin, se remémorent leur passion commune pour ce sport. Pendant qu’elles s’entraînent, elles évoquent les défis et la popularité croissante du cyclisme féminin en dehors de France.

Des champions méconnus Pauline Ferrand-Prévot et Marion Rousse ont partagé leurs réflexions sur le regard du public envers les cyclistes féminines. Pauline déclare : « Je ne fais pas du vélo pour être célèbre. Ma satisfaction : lever les bras en signe de victoire sur la ligne d’arrivée ». En Belgique où évolue Marion dans l’équipe Lotto Belisol, elle note un intérêt différent pour le cyclisme féminin comparé à la France. « Là-bas le public porte un autre regard sur les femmes cyclistes », souligne-t-elle.
Les débuts en vélo Marion se souvient avoir commencé le vélo à l’âge de 6 ans, inscrite par sa mère sans que son père ne soit au courant. Pour Pauline, c’est une histoire familiale ; ayant débuté par le patinage avant de se tourner vers le vélo à cause d’un sentiment d’injustice lors des compétitions.
« J’ai tout de suite été mordue », confie-t-elle plus tard dans l’interview. Toutes deux attestent de l’ambiance compétitive qui règne chez les jeunes cyclistes et des encouragements initialement inattendus venant des familles.
Évolution du cyclisme féminin Concernant la comparaison avec Jeannie Longo, une légende française du vélo dames, Marion affirme : « D’une certaine manière [l’époque Longo] est révolue. on court maquillées ! » Pauline tempère ce propos avec un commentaire sur la pression d’être continuellement comparée à Longo lors des succès récents telles que ses propres victoires aux Championnats de France.
Relations personnelles entre athlètes Les deux coureuses entretiennent également des relations avec d’autres sportifs de haut niveau. Vincent Luis pour Pauline et Tony Gallopin pour Marion faisant partie intégrante de leurs vies sportives respectives. « On prend des décisions de carrière ensemble », explique Marion concernant son partenariat avec Tony.
Encourager les nouvelles générations Marion encourage les jeunes filles à pratiquer le vélo : « Avec un peu de persévérance, on progresse rapidement », estime-t-elle tandis que Pauline souligne l’importance du matériel adéquat comme une bonne selle pour améliorer le confort lumineux durant la pratique sportive.
« Quand on a la chance de rouler… c’est que du bonheur ! » conclut-elle joyeusement.
« Le vélo, meilleur que la course à pied »
Frédéric Grappe, spécialiste de la performance sportive et responsable dans l’équipe professionnelle FDJ note : « C’est le sport n° 1…pour les bénéfices sur la forme ». Il met également en avant ses conseils pratiques tels qu’utiliser un home trainer ou écouter son corps lors des entraînements japonais.