Andrew Griffith, député conservateur et ancien ministre d’État à la Science, critique sévèrement les intentions du Premier ministre Keir Starmer d’approcher l’Union européenne. Il évoque une nouvelle loi qui, selon lui, menace la souveraineté britannique et favorise un retour à l’UE.
Une critique cinglante d’Andrew Griffith
Depuis l’élection de Donald Trump, le Royaume-Uni est en quête de son identité internationale. Bien que le pays ait quitté l’Union européenne suite au Brexit en 2016, il continue à participer à plusieurs discussions européennes liées à la défense. Ce retournement ne plait pas à tous les acteurs politiques britanniques. Andrew Griffith, s’exprimant dans The Telegraph, déclare que Keir Starmer souhaite « réintégrer l’UE par la porte de derrière ».

Griffith insiste sur le fait que « le peuple britannique a voté pour se libérer de l’UE afin d’avoir la liberté de faire ses propres règles, et non pour ramper pour obtenir les restes de Bruxelles ». Il revendique que cela nécessite des lois autonomes permettant au Royaume-Uni de prospérer économiquement sans être soumis aux réglementations bruxelloises.
Une loi controversée : The Product Regulation and Metrology Bill
L’ancien ministre met en lumière une législation actuellement débattue au Parlement : « The Product Regulation and Metrology Bill ». Cette loi a été annoncée fin 2022 et vise à harmoniser les règlements concernant les produits commercialisés au Royaume-Uni avec ceux de l’UE, ce qui pourrait réduire les frictions commerciales.
D’après Griffith, cette loi serait désastreuse. Il mentionne qu’elle donnerait aux ministres « le pouvoir d’entraver nos biens et services [.] forçant les entreprises britanniques à s’agenouiller devant les lois de l’UE, arbitrées par les tribunaux européens ». Il dénonce ce qu’il appelle un complot pour réintégrer le pays dans l’Union par tous moyens.
Les enjeux économiques mis en avant
Griffith argumente également que si le Royaume-Uni a échappé aux droits de douane imposés par Trump, c’est grâce au Brexit et à sa capacité à négocier ses propres accords commerciaux. Selon lui, il faut protéger des secteurs vitaux comme ceux des sciences de la vie ou encore celui de l’automobile.
Il conclut son intervention en appelant le gouvernement britannique à renoncer au projet sur la régulation des produits afin d’obtenir plutôt un accord commercial avantageux avec Washington : « Plutôt que de se rapprocher de l’UE [.] ils devraient nous obtenir un accord commercial avec les États-Unis. »
Dans ce contexte tendu entre souveraineté nationale et intégration régionale, ces débats témoignent des défis auxquels le Royaume-Uni fait face après avoir quitté l’Union européenne tout en naviguant dans un monde post-Brexit complexe.