Un scandale de corruption secoue l'ambassade du Ghana à Washington

Le Ghana a temporairement fermé son ambassade à Washington suite à une enquête sur une escroquerie aux visas impliquant des membres de son personnel.

Le ministre des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, a révélé qu’un système frauduleux aurait permis à certains collaborateurs de soutirer entre 30 et 60 dollars aux demandeurs de visa. L’affaire remonte à cinq ans.

Un scandale de corruption secoue l’ambassade du Ghana à Washington

Un membre du personnel et d’autres collaborateurs impliqués

Samuel Okudzeto Ablakwa a précisé que le membre du personnel recruté localement et d’autres « collaborateurs » seraient impliqués dans cette escroquerie. Ils auraient mis en place un stratagème permettant de rediriger les demandeurs vers une entreprise privée qui leur facturait des frais non approuvés.

Un système frauduleux

Le système consistait à créer un lien non autorisé sur le site de l’ambassade. Les victimes ont ainsi été « facturées en supplément pour plusieurs services » sans que le ministère soit au courant.

Conséquences et mesures prises

Il est rapporté que le membre du personnel concerné « conservait l’intégralité des bénéfices » d’une manière illégale. Suite à ces révélations, la situation a été signalée au procureur général afin d’envisager des poursuites et la récupération des fonds acquis par ce biais frauduleux.

En réponse immédiate, l’ambassade fermera ses portes pendant quelques jours pour permettre une « restructuration et une refonte des systèmes ». Tous les employés locaux ont été suspendus temporairement et le personnel ghanéen présent sur place a été rappelé chez lui.

Tolérance zéro à la corruption

Samuel Okudzeto Ablakwa a affirmé que « le gouvernement du président John Mahama continuera de faire preuve d’une tolérance zéro à l’égard de la corruption, des conflits d’intérêts flagrants et des abus de pouvoir flagrants. » Cette affaire soulève donc la question plus large de la lutte contre la corruption au sein du gouvernement ghanéen et sa résolution rapide sera scrutée par l’opinion publique nationale et internationale.

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