Le président Donald Trump intensifie ses critiques envers le président de la Réserve fédérale, Jerome Powell, en pleine incertitude économique aux États-Unis. Le sénateur républicain John Kennedy a exprimé son soutien à Powell, affirmant que la Réserve fédérale devrait demeurer indépendante.

- Donald Trump critique Jerome Powell, président de la Réserve fédérale.
- John Kennedy soutient Powell et défend l'indépendance de la Réserve fédérale.
- Powell déclare qu'il ne quittera pas son poste à la demande de Trump.
- Les tensions s'expriment dans un contexte économique incertain aux États-Unis.
Trump a déclaré jeudi qu’il n’était pas content de Powell, ciblant particulièrement sa gestion des taux d’intérêt. Le directeur du Conseil économique national, Kevin Hassett, a indiqué que l’équipe de Trump envisagerait les possibilités de démettre Powell. Plus tard, Trump a lancé une sévère critique contre Powell pour ne pas avoir réduit les taux.
Il a affirmé : « Je ne pense pas que le président, aucun président, ait le droit de retirer le président de la Réserve fédérale ». Il a également souligné l’importance de l’indépendance de la Réserve fédérale et conseillé à Trump et Powell « d’avoir un câlin et une tasse de cacao chaud ».
Powell lui-même avait précédemment déclaré qu’il ne quitterait pas son poste à la demande de Trump. Kennedy qualifie même Powell d’homme avec un « sang de tigre », poursuivant : « Il va faire ce qu’il pense être juste ».
Les commentaires ont lieu alors que lors d’un discours à Chicago mercredi dernier, Powell avait évalué que les tarifs imposés par Trump risquaient d’entraîner une inflation plus élevée et un ralentissement économique. La Réserve fédérale compte attendre davantage de clarity sur les politiques économiques avant toute décision concernant les taux.
Powell siège comme gouverneur depuis 2011 après avoir été nommé par Barack Obama et est devenu président en 2018 sous l’administration Trump. Sa nomination pour un nouveau mandat par Joe Biden en 2021 a été confirmée par le Sénat en 2022.
La situation intervient dans un contexte économique volatile où bon nombre d’Américains expriment leur mécontentement vis-à-vis des politiques économiques actuelles du gouvernement. Trump mise donc beaucoup sur ses stratégies tarifaires pour renforcer l’économie américaine face à son rival potentiel dans la course présidentielle pour 2024.