Le 15 août 2021, Kaboul sombre dans le chaos avec le retour des Talibans. La nouvelle série dramatique « Kaboul », diffusée sur France 2, met en lumière l’évacuation précipitée de civils et d’agents diplomatiques français. Jonathan Zaccaï incarne un policier français confronté à une situation d’urgence et de survie.
La série « Kaboul » explore une évacuation tragique en pleine crise
« Kaboul », une série de six épisodes, est centrée sur les événements du 15 août 2021, lorsque les troupes américaines se retirent d’Afghanistan et que le pays est submergé par la prise de pouvoir des Talibans. Au milieu de ce désastre humain, les familles afghanes rêvent d’un avenir ailleurs face aux menaces qui pèsent sur elles.

En particulier, la famille Nazany illustre bien cette détresse : la fille médecin, le fils militaire, la mère procureure et le père intellectuel s’efforcent tous de fuir leur patrie pour échapper à la violence.
Jonathan Zaccaï décrit son expérience en jouant un héros ordinaire
Dans son rôle crucial, Jonathan Zaccaï joue un policier français chargé d’évacuer des ressortissants afghans. Il souligne que « les héros ordinaires deviennent peu ordinaires parce qu’ils sont courageux, mais ils ressentent aussi la peur ». Son personnage doit agir vite tout en gardant son calme dans des conditions extrêmes.
Il raconte ses préparations pour ce rôle intense : « J’ai regardé plusieurs documentaires et lu plusieurs livres spécifiques pour m’immerger dans l’histoire ». Parmi ces ouvrages figure « 13 jours, 13 nuits », écrit par Mohamed Bida, décrivant l’évacuation chaotique depuis Kaboul envers laquelle Jonathan Zaccaï se sent particulièrement impliqué.
Dépeindre le chaos rencontré par les réfugiés afghans
La représentation émotive de ceux qui fuient leurs terres natales est centrale à la série. Bien que Jonathan n’ait pas rencontré directement des Afghans ayant vécu cette tragédie personnelle avant sa participation, il évoque sa forte connexion avec certains figurants : « C’était très émouvant de voir certaines personnes revivre des choses vécues ». Ces acteurs ont apporté une authenticité palpable au récit.
L’histoire alterne entre différents personnages : policiers français naviguant sous pression, diplomates italiens faisant tout leur possible pour sauver autant d’Afghans que possible et militaires allemands pris dans leurs propres déchirements psychologiques après avoir subi des expériences traumatisantes pendant leur service passé.
Kaboul offre une vision poignante du désespoir humain
Réalisée sous forme dramatique remplie d’événements poignants et rythmés, « Kaboul » met également en lumière les dilemmes moraux auxquels diplomates doivent faire face lors de négociations avec les forces talibanes peu communicatives. Les professionnels engagés se trouvent coincés entre exigence publique et risques personnels.
Zaccaï conclut : « Il faut parler autant que possible du sort qui attend ces femmes », soulignant l’importance du sujet alors que tant d’afghanes font face à un nouvel hiver difficile sous régime taliban beaucoup plus restrictif.
Le contraste puissant entre actions héroïques réelles et une humanité profonde rend « Kaboul » non seulement captivante mais essentielle afin de saisir complètement l’impact dévastateur du retrait américain sur ce pays parfois méconnu par ceux restés loin des atrocités qui s’y sont déroulées ces deux dernières décennies.
Kaboul, dont chaque épisode dure environ 52 minutes, sera diffusé à partir du 31 mars à 21 h 10 sur France 2 ainsi qu’en intégralité sur france.tv.