Le 27 mai, l’annonce du départ d’Anne-Sophie Lapix du JT de France 2 a surpris les téléspectateurs. Après huit années dans ce rôle et alors que les audiences étaient en baisse, la direction de France Télévisions justifie cette décision par un besoin de changement. Le nom de Léa Salamé, finalement confirmé par la présidente Delphine Ernotte le 19 juin, remplace celui qui avait été envisagé, celui de Caroline Roux.
- Aymeric Caron critique Léa Salamé pour son éventuelle nomination au JT de France 2.
- Il décrit Salamé comme sympathique et sérieuse mais souligne des inquiétudes sur son impartialité.
- Caron questionne l'impact potentiel de la relation entre Salamé et Raphaël Glucksmann sur son travail.
- Delphine Ernotte défend la nomination, affirmant que Salamé s'est mise en retrait pendant la campagne de Glucksmann.

Les réserves d’Aymeric Caron sur Léa Salamé
Chroniqueur pendant trois ans dans « On n’est pas couché », où il a coanimé avec Léa Salamé en 2014-2015, Aymeric Caron exprime des doutes. Dans une interview pour Gala, il décrit Salamé comme une « camarade sympathique et sérieuse ». Néanmoins, il souligne les enjeux attachés à sa nomination : « Ce n’est pas remettre son professionnalisme en cause que de pointer des tiraillements à venir entre sa fidélité personnelle et ses obligations professionnelles ». Selon lui, le couple formé par Léa Salamé et le député européen Raphaël Glucksmann pourrait impacter son impartialité au sein du journal télévisé.
La défense de Delphine Ernotte
Aymeric Caron précise encore que « son compagnon est un personnage politique qui veut jouer un rôle de premier rang », questionnant ainsi la neutralité journalistique nécessaire lors du traitement de l’information. En réponse aux critiques anticipées sur la couverture médiatique impartiale sous sa direction, Delphine Ernotte rappelle sur le plateau de Quotidien qu’il ne faut pas réduire Léa Salamé à son compagnon : « Quand Raphaël Glucksmann était en campagne pour les Européennes, elle s’est mise en retrait ». Cette nomination soulève donc des interrogations légitimes concernant l’indépendance éditoriale au sein d’un service public déjà scruté par une opinion publique souvent critique sur la subjectivité dans le traitement des informations politiques.