Le 24 mars, le Royal Albert Hall de Londres a accueilli les trois quarts des Sex Pistols, avec Steve Jones, Paul Cook et Glen Matlock, accompagnés du chanteur Frank Carter. Cette performance s’est tenue au profit du Teenage Trust Cancer, une association dédiée à la lutte contre le cancer chez les adolescents. Le groupe a interprété l’intégralité de leur album culte « Never Mind the Bollocks », faisant vibrer une foule attentive.
- Les Sex Pistols se produisent au Royal Albert Hall de Londres pour le Teenage Trust Cancer.
- Le concert reprend l'intégralité de leur album «Never Mind the Bollocks».
- Les musiciens, presque septuagénaires, transmettent toujours leur esprit rebelle.
- Le groupe gagne de l'argent pour les concerts, malgré les critiques internes.

Une performance marquante
Alors que l’on pourrait penser que les années ont atténué leur esprit rebelle, ce spectacle a prouvé le contraire. À 22 heures, les membres presque septuagénaires sont montés sur scène aux côtés de Frank Carter en costume-cravate. Le concert a débuté avec des riffs puissants, notamment celui de « Holidays in the Sun ». Pendant une heure, les chansons emblématiques telles que « God Save the Queen » et « Anarchy in the UK » ont fait résonner leur message anti-establishment dans un contexte anglais où le rock est toujours perçu comme une forme de résistance.
L’énergie débordante de Carter a marqué les esprits : il n’a pas hésité à interagir physiquement avec le public tout en rendant hommage aux membres du groupe. Près de cinquante ans après sa création, l’impact culturel des Pistols reste indéniable dans la musique contemporaine.
Une monétisation revendiquée
Interrogé sur l’aspect financier de cette tournée, Steve Jones n’a pas caché leurs intentions lucratives : « Évidemment qu’on fait ça pour l’argent ! Personne n’attend que nous fassions un album… ». Avec un cachet minimal fixé à 300 000 dollars par concert, leur promoteur a réussi à négocier auprès des événements majeurs en Europe pour assurer leurs performances estivales.
De son côté, John Lydon, alias Johnny Rotten et membre fondateur expulsé du projet actuel des Sex Pistols, s’est exprimé négativement sur cette reformation. Il a déclaré : « C’est un cirque de clowns. Les Pistols, c’est moi et pas eux ; leur intention est malveillante », ajoutant qu’il n’a jamais vendu son âme pour gagner de l’argent.
Un héritage renouvelé
Malgré ces critiques internes, Jones et ses compagnons semblent déterminés à profiter pleinement d’un héritage qui continue d’influencer le panorama musical mondial. Noël Gallagher était présent lors des concerts londoniens et ne pourra contredire cette affirmation. En 2025, ensemble ils prouvent que malgré toutes les controverses entourant leur passé tumultueux, les Sex Pistols restent un pilier incontournable du rock moderne.
God save the Sex Pistols !