Un sondage révèle des opinions partagées sur la trêve en Ukraine. Un nouveau sondage du centre indépendant Levada indique que 50% des Russes sont favorables à une trêve de 30 jours en Ukraine, alors que 41% s’y opposent. Cette enquête, menée récemment, met en lumière les divisons au sein de la société russe concernant ce conflit en cours.
- 50% des Russes sont favorables à une trêve de 30 jours en Ukraine.
- 41% s'y opposent.
- L'opposition est plus forte chez les hommes et les personnes âgées.
- Une majorité (58%) souhaite entamer des négociations pour mettre fin au conflit.

Les résultats du sondage montrent une majorité favorable à une trêve temporaire
Selon le sondage publié le 1er avril, réalisé entre le 22 et le 26 mars, environ 50% des Russes soutiennent une trêve temporaire. Parmi eux, 26% soutiennent fermement l’idée d’un cessez-le-feu, tandis que 24% y sont « plutôt favorables ». À l’inverse, 41% s’y opposent.
Cette opinion publique surgit dans un contexte de négociations internationales délicates : lors de pourparlers organisés le 11 mars en Arabie saoudite, l’Ukraine avait accepté la proposition américaine d’une trêve de 30 jours, mais le Kremlin a rejeté cette offre tout en liant son accord à un arrêt de l’aide militaire occidentale destinée à Kiev.
Le mécanisme d’une nouvelle approche diplomatique est lancé
Au lieu d’une trêve totale, les États-Unis, l’Ukraine et la Russie ont convenu récemment d’une trêve partielle visant spécifiquement les infrastructures énergétiques et la mer Noire.
L’opposition aux discussions est plus forte chez certaines catégories démographiques
À contrario, l’opposition à cette trêve est plus marquée chez certains groupes démographiques :
- Les hommes dont le taux d’opposition s’élève à 47%.
- Les personnes âgées de 55 ans et plus avec un taux hostile atteignant 52%.
- Les partisans du président Poutine (41%) ainsi que les fidèles spectateurs des journaux télévisés (51%) montrent également peu d’enthousiasme pour cette idée.
Des arguments révélateurs chez ceux qui refusent toute forme de cessation des hostilités
Les raisons invoquées par ceux qui s’opposent sont intéressantes et révèlent une montée du discours radical. Ainsi :
- Pour 37% des opposants, un cessez-le-feu permettrait à l’Ukraine « de se réarmer et de se regrouper ».
- 26% affirment que Kiev ne respecterait pas ses engagements.
- 9% jugent cette proposition « inutile ou sans effet ».
De manière plus agressive, 8% réclament même d’« aller jusqu’au bout ».
Une majorité souhaite entamer des négociations pour mettre fin au conflit
Malgré ces divisions marquées dans l’opinion publique russe face aux propositions actuelles sur la paix, il ressort qu’une majorité relative (58%) estime qu’il serait temps qu’un dialogue commence réellement autour d’éventuelles négociations vis-à-vis du conflit. Ce souhait est encore plus prononcé chez :
- Les femmes (64%).
- Les jeunes adultes.
- Les habitants urbains.
- Ceux soumis à une critique directe envers le pouvoir (74%).
En revanche, uniquement 34% considèrent nécessaire la poursuite active du conflit armé.