Un film inspiré par un cas célèbre de l’ufologie française
Le réalisateur Dominique Filhol présente son premier long-métrage de fiction intitulé « Valensole 1965 », qui retrace une rencontre extraterrestre survenue il y a 60 ans en Provence. Ce projet, soutenu par des anciens documentaires sur le sujet, met en lumière la vie paisible de Maurice Masse, un cultivateur confronté à une expérience inexplicable qui bouleversera son existence.
- Le réalisateur Dominique Filhol présente «Valensole 1965», un film sur une rencontre extraterrestre en 1965.
- Le film suit Maurice Masse et sa femme Jeannette, joués par Matthias Van Khache et Vahina Giocante.
- Filhol a financé son projet grâce à un crowdfunding et à des investisseurs privés.
- Le réalisateur a travaillé avec la famille Masse pour rendre le film crédible et respectueux.

Une adaptation audacieuse
« Valensole 1965 » est la première adaptation cinématographique de ce fait divers marquant. L’histoire repose sur l’expérience étrange vécue par Maurice Masse et sa femme Jeannette, incarnés à l’écran par Matthias Van Khache et Vahina Giocante. Le film dépeint comment ce couple simple voit leur quotidien basculer dans le fantastique.
Pour financer son œuvre, Filhol a d’abord lancé un crowdfunding avant de se tourner vers des investisseurs privés. Il explique : « J’ai grillé des étapes en commençant le tournage en juillet parce que je voulais tourner au moment où les lavandes étaient en fleurs ». Le soutien précieux d’Agnès, la fille de Maurice Masse, ainsi que celui de la productrice Virginie Lacombe, également liée à la famille Masse, a été décisif pour avancer dans le projet.
Les défis du tournage
Filhol s’est fixé comme objectif d’illustrer le travail agricole des années 60 tout en intégrant cette rencontre irrationnelle. Cela englobe non seulement les costumes mais aussi le mode de vie rural : « On était en plein changement », rappelle-t-il.
Quant aux comédiens principaux, ils partagent une sensibilité particulière envers les phénomènes extraterrestres. Durant ses préparatifs, Filhol a présenté Matthias Van Khache aux membres de la famille Masse pour qu’il puisse s’imprégner davantage du vécu local.
La représentation subtile de l’inexplicable
Le réalisateur voulait traiter la scène clé avec précaution afin qu’elle reste crédible sans trop dévoiler : « Il a donc fallu être astucieux dans la mise en scène et réussir à stimuler l’imaginaire ». Ainsi, il vise à représenter visuellement une rencontre authentique tout en respectant les événements tels qu’ils ont été rapportés par Maurice Masse.
En réponse aux craintes entourant leur histoire familiale portée à l’écran, Agnès avait initialement des réserves : « Elle avait l’impression d’une certaine manière de trahir quelque chose… Mais elle ne m’a jamais dit de ne pas faire le film ». Cette volonté témoigne du respect que porte Filhol envers ceux qui ont vécu ces événements traumatisants.
Un héritage toujours présent
Six décennies après cet événement marquant pour Valensole, quelques habitants affirment avoir connu des expériences similaires. Aux dires du réalisateur : « Si on se met à la terrasse du café, on va vite vous faire des confidences ». Plusieurs récits évoquent encore Maurice Masse ressentant une connexion avec ces phénomènes étranges longtemps après sa première expérience.
La sortie du film est prévue pour le 9 juillet, promettant d’apporter une nouvelle dimension au récit déjà mythique autour d’un fait divers paranormal qui fascine toujours autant aujourd’hui.