Un jury californien a jugé le rappeur Soulja Boy, né DeAndre Cortez Way, responsable d’agressions envers une plaignante identifiée comme Jane Doe. Il devra verser 4 millions d’euros en dommages-intérêts compensatoires pour des actes d’agression sexuelle et de harcèlement survenus entre 2019 et 2020.
Délibération du jury : un verdict lourd de conséquences
Jeudi dernier, à l’issue de deux jours de délibérations, le jury a conclu que Soulja Boy avait soumis Jane Doe à des violences physiques, y compris des agressions sexuelles et un harcèlement constant pendant qu’elle travaillait en tant qu’assistante personnelle. Les jurés ont statué qu’il devait payer 4 millions d’euros pour compenser les préjudices subis par la plaignante. Ce montant inclut notamment 760 000 euros pour agression et 1,5 million d’euros pour batterie sexuelle.

La phase suivante du procès déterminera les dommages-intérêts punitifs, tandis que Soulja Boy s’est engagé à témoigner sur sa valeur nette.
Dans leur verdict, les jurés ont reconnu que la plaignante avait été exposée à un environnement menaçant qui a entraîné chez elle une détresse émotionnelle substantielle. Cependant, ils n’ont pas retenu les accusations concernant la fausse emprisonnement ou l’environnement hostile.
Lors de la lecture du verdict, Soulja Boy affichait d’abord un léger sourire avant que son expression ne se fige avec l’annonce des montants alloués par le jury. Après avoir pris connaissance des décisions concernant les dommages-intérêts punitifs éventuels, il a quitté la salle d’audience visiblement abattu.
Les déclarations post-verdict
Soulja Boy a contesté le jugement en déclarant : « Je veux dire clairement que je suis innocent. Cette affaire n’a jamais été une question de justice. Il s’agissait d’argent et de gain personnel. »
De son côté, l’avocat principal représentant Jane Doe, Ronald Zambrano, s’est félicité du verdict : « Nous sommes heureux que notre client soit justifié. » Son coconseil Neama Rahmani est allé plus loin en saluant l’acceptation par le jury des affirmations relatives aux agressions sexuelles : « Elle se sent justifiée parce qu’il l’appelait un menteur. » Il a également affirmé que Sam était motivé par un mauvais ressentiment et non par un désir légitime de réparation.
Au cours du procès civil qui a duré quatre semaines, plusieurs témoignages poignants ont été présentés au jury. Ces éléments incluent ceux relatant une prétendue agression dans une salle de bain au cours d’une descente policière en 2019 ainsi qu’un message troublant envoyé par Way en avril 2020 où il affirmait vouloir « qu’elle meure lentement ».
Une défense controversée
L’équipe juridique déployée par Soulja Boy a tenté de balayer ces accusations en soutenant qu’il était victime d’une ex-petite amie faisant avancer ce qui serait une fausse histoire dans le but d’obtenir des gains financiers. Rickey Ivie, son avocat principal, argue que toute revendication formulée par Jane Doe aurait évolué au fil du temps et conteste même sa crédibilité lors des premiers signalements faits aux autorités judiciaires.