Une mission ambitieuse de SpaceX et la NASA permet d’étudier des bactéries pathogènes sur la Station spatiale internationale (ISS)
- SpaceX et la NASA ont lancé une mission pour étudier des bactéries en microgravité.
- Les échantillons incluent E. coli et Salmonella, pour observer leur comportement dans l'espace.
- Ces recherches visent à mieux comprendre la résistance aux antibiotiques et les risques médicaux.
- Les résultats aideront à anticiper les impacts de l’espace sur les microorganismes et la santé humaine.

Le 1er août, NASA et SpaceX ont lancé l’équipage 11 vers l’ISS. Cette mission de six mois transporte des espèces de bactéries comme E. coli, ainsi que Salmonella bongori et Salmonella typhimurium. Ces échantillons permettront d’étudier leur comportement en microgravité.
Lancement réussi vers l’ISS
NASA et SpaceX ont collaboré pour envoyer la mission « équipage 11 » à destination de l’ISS. Quatre astronautes, un du Japon, un de Russie, et deux Américains, ont décollé depuis le Kennedy Space Center en Floride à bord d’une capsule Dragon, propulsée par une fusée Falcon 9. Après un vol de 16 heures, ils ont amarré avec succès à la station spatiale le samedi matin.
Alice dans les étoiles : les bactéries au cœur de la recherche
Parmi les objets transportés par cette mission figurent des bactéries pathogènes scénarisées pour étudier leurs réactions dans des conditions de microgravité. Les chercheurs espèrent mieux comprendre comment ces bactéries s’adaptent lorsqu’elles sont exposées à l’espace. Les souches envoyées incluent *E. coli*, responsable chaque année aux États-Unis de centaines de milliers cas d’infections gastro-intestinales, ainsi que les types *Salmonella* cités plus haut, qui sont fréquemment impliquées dans des intoxications alimentaires. Pour ce faire, les échantillons sont placés dans une charge utile conçue spécifiquement pour assurer leur intégrité durant tout le trajet jusqu’à l’ISS tout en minimisant le risque d’éventuels déversements.
Implications médicales cruciales
Ce projet vise non seulement à observer ces microorganismes en milieu spatial mais aussi à tirer parti des résultats pour enrichir notre compréhension sur Terre. Le professeur Ohad Gal-Mor du laboratoire Sheba a souligné : « Nous savons que les conditions de l’espace affectent le comportement bactérien […] Cette expérience nous permettra, pour la première fois, de cartographier systématiquement et moléculairement […] ». L’un des objectifs majeurs est d’analyser comment ces conditions influencent la résistance aux antibiotiques, phénomène inquiétant qui rend certaines infections difficiles voire impossibles à traiter.
Retour prévu sur Terre après analyse
Au terme de leur exposition en espace, les échantillons seront congelés à -80 °C avant leur retour sur notre planète où ils feront l’objet d’une analyse précise afin d’étudier leurs caractéristiques génétiques comparativement à celles cultivées dans un environnement terrestre similaire. Cet échange entre terre et espace promet ainsi non seulement d’approfondir nos connaissances sur ces pathogènes mais aussi d’informer sur les risques potentiels associés aux voyages spatiaux futurs. Cette initiative souligne plus largement comment les recherches menées hors du cadre terrestre peuvent faire progresser notre compréhension scientifique face aux défis médicaux contemporains.