Lancement de World ID : la start-up San Franciscoise d’IA mise sur le biométrique pour vérifier l’humanité en ligne
Le mercredi 27 septembre, à San Francisco, une foule s’est rassemblée pour découvrir World, une start-up co-fondée par Sam Altman, connu pour son rôle chez OpenAI. Cet événement a présenté World ID, un programme qui vise à authentifier les utilisateurs en ligne face aux avancées des systèmes d’intelligence artificielle.
- World, co-fondée par Sam Altman, a lancé World ID à San Francisco.
- Les utilisateurs scannent leur iris pour obtenir un identifiant unique et WorldCoin.
- Le projet suscite de l'engouement mais aussi des critiques sur la collecte de données.
- World prévoit de déployer 7 500 orbes aux États-Unis et a formé des partenariats.

Au cœur de cette initiative, les participants ont été invités à scanner leurs yeux grâce à un dispositif dénommé orbe. Ce processus collecte une analyse de leur iris afin de leur attribuer un identifiant biométrique unique. Selon les responsables de World, cette méthode offre une « vérification de l’humanité », séparant ainsi les interactions humaines des robots alimentés par l’IA qui pourraient envahir Internet.
« Nous voulions un moyen de nous assurer que les humains restent spéciaux et centraux dans un monde où Internet allait avoir beaucoup de contenu axé sur l’IA », a déclaré M. Altman lors de sa présentation. Les utilisateurs reçoivent en échange une crypto-monnaie appelée WorldCoin, qui peut être échangée ou envoyée à d’autres détenteurs d’identité.
Engouement et critiques
L’engouement autour du projet est notable, avec environ 26 millions d’inscriptions depuis son lancement il y a deux ans et plus de 12 millions ayant reçu leur scan ORB pour obtenir leur vérification humaine. Toutefois, cet engouement ne vient pas sans critiques ; la collecte mondiale des données biométriques suscite des inquiétudes parmi les défenseurs des droits civiques et entraîne parfois des interdictions temporaires comme celles observées récemment à Hong Kong ou en Espagne.
Lancement aux États-Unis
Mercredi dernier, elle a annoncé son lancement aux États-Unis avec des avant-postes dans plusieurs villes comme San Francisco et Los Angeles. La société prévoit d’installer jusqu’à 7 500 orbes dans le pays avant la fin de l’année.
Scepticismes et partenariats
Malgré ce succès naissant, le modèle économique derrière World demeure flou. Les scepticismes persistent quant à savoir si les citoyens américains seront prêts à échanger leurs données personnelles contre quelques jetons cryptographiques. Un participant au lancement exprimait ses craintes : « Je n’abandonne pas facilement mes données personnelles ».
Les partenariats annoncés par World renforcent néanmoins sa position sur le marché technologique, comme avec certaines entreprises locales telles que Razer et Match Group pour faciliter la vérification d’identité sur différentes plateformes.
Questions éthiques et acceptation
Alors que l’idée même d’un registre mondial biométrique dirigé par une entreprise privée soulève également des questions éthiques et pratiques concernant la vie privée et la sécurité, certains envisagent que ces normes deviennent rapidement acceptables avec le temps : « Rappelez-vous combien c’était bizarre au départ… », note-t-on sans équivoque dans ce thème technologique émergent.
La perception du public vis-à-vis du projet pourrait évoluer alors même qu’il semble qu’une telle distinction entre humains et IA soit indispensable face à l’avenir technologique incertain qui se profile devant nous.